Dimanche des vocations !
Le 4ème dimanche de Pâques est le dimanche de prière pour les vocations sacerdotales.
Assez souvent, peut-être par pudeur et pour éviter tout cléricalisme, on dilue cette prière en l’élargissant à toutes les vocations, sans en oublier aucune. Intention louable ... Pourtant, je ne crois pas qu'il faille imaginer une concurrence entre les différentes vocations chrétiennes.
Comme nous y invite Jésus dans l’évangile, alors qu’Il est pris de compassion envers les foules qui viennent à Lui, parce qu’elles sont comme des brebis sans berger, n’ayons pas peur de prier le Maître d’envoyer des ouvriers à sa moisson. » (Matt 9, 37-38)
Mais ce n’est pas suffisant, il nous faut aussi montrer que nous sommes une communauté heureuse et joyeuse en Christ, une communauté qui aime les prêtres et qui ne craint pas de questionner les jeunes dans leur projet de vie.
J'ai osé lancer un appel explicite le soir du Jeudi Saint à la cinquantaine de servants d'autel de notre paroisse ! La crise actuelle des vocations n'est pas liée à un manque d'appels du Christ, elle vient d’un certain état d’esprit soupçonneux de la société actuelle qui
empêche toute saine réflexion sur cet appel.
Or, nous constatons, d’année en année, que l’Église a besoin de nouveaux prêtres pour
continuer sa mission et accompagner « les nouvelles brebis sans berger » qui viennent vers elle. Où les trouverons-nous sinon parmi les jeunes que nous rencontrons ?
Les vocations sacerdotales naissent souvent dans des familles où l'on aime l’Église et ses
représentants, même si, depuis plusieurs années, des faits de pédocriminalité, dénoncés à juste titre, ont entaché toute l’institution.
Aujourd’hui, il est essentiel que les grands-parents et les parents sachent aider leurs petits-enfants, leurs enfants, à faire la part des choses. Ce n’est pas parce qu’il y a eu des prêtres délictueux qu’il faut condamner tout le « corps sacerdotal ».
Récemment, j'étais invité à table dans une famille de la paroisse, avec des adolescents
présents. Ils n'ont cessé de m'interroger sur ma vie de prêtre, mes joies et mes peines, sur mon style de vie et ma joie sincère d'être pasteur de notre communauté !
N'oublions pas que les jeunes qui se posent la question de devenir prêtre (et il y a en plus que nous ne le pensons...) ont besoin de soutien. Et je le sais, comme curé et comme
accompagnateur spirituel.
Soyons aux côtés des jeunes appelés, encourageons-les et prions pour eux, même sans les connaître !
Ils seront alors portés par la prière des humbles et des invisibles. Celle de tous, en fait !
Seigneur, donne-nous les pasteurs selon Ton Cœur dont notre monde et notre Église ont tant besoin !
Votre curé