2è dimanche de Pâques - année A
«Je suis vivant, Voyez mes mains, touchez mes plaies. N’ayez pas peur ! Mettez la main dans mon côté. Voici mon corps ressuscité. Croyez-en moi, Je vous donne ma paix».
Ce sera le refrain du chant de communion tout à l’heure !
Tout est dit ! Tout est donné à voir et à contempler ! Cœur blessé et ressuscité du Christ pour chacun d’entre nous !
Nous gardons tous au fond de notre être le désir brûlant de traverser la vie sans être blessé par le chemin. Nous gardons souvent ce vieux rêve de rester toujours jeune sans cicatrice et sans faille ! Et malgré tout il nous arrive d’être découragés par nos propres blessures, celles de notre famille ou de nos communautés. Blessés par les scandales de l’Eglise, toujours fortement médiatisés. Nous rêvons d’une Eglise plus glorieuse, plus ressuscitée.
La liturgie de ce dimanche, appelée « Dimanche de la Divine Miséricorde » peut donner sens à nos blessures apparentes ou discrètes.
Quand Jésus revoit ses disciples après le drame de la Passion, il retrouve des hommes terriblement déçus, blessés et ulcérés : «Nous qui espérions qu’il allait délivrer Israël » (Luc 24, 21). Le Christ ne leur fait pas de grands discours ni des reproches, car tout s’est passé si vite et si dramatiquement. Jésus ne pouvait d’abord qu’apaiser leurs cœurs blessés : « La Paix soit avec vous ».
Après ces mots de consolation, Jésus ne pouvait que montrer ses propres blessures. A une communauté blessée, il ne pouvait que montrer ses mains et son côté. Quelle belle pédagogie Divine ! A un grand malade, à vous frères et sœurs qui recevez aujourd’hui le sacrement des malades au sein de notre communauté, on ne peut pas faire des grands discours sur la résignation et les joies de ciel. Mais comme Jésus, on peut vous dire : Paix, Consolation et Réconfort !
Au soir de Pâques, pour convaincre ses disciples qu’il est bien le crucifié qu’ils ont vu sur la croix, Jésus montre les traces de sa Passion. Il prendra appui sur les traces laissées par la mort pour les amener aux traces de vie.
On peut se demander : pourquoi cette survivance de blessures dans un corps glorieux ? Si la mort a été vaincue, les plaies, elles aussi, auraient mérité d’être définitivement guéries, sans laisser de traces !
Mais non, Jésus ressuscité a gardé les stigmates de sa passion et cela nous porte à approfondir toujours davantage le mystère de la Croix. « Le Christ est mort pour nous. » affirme Saint Paul. Et Isaïe, prophète de l’Ancien testament, en parlant du Serviteur souffrant écrit : « C’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. »
Les traces indélébiles visibles sur le corps ressuscité de Jésus sont tous nos manquent d’amour, toutes nos faiblesses et aussi toutes nos meurtrissures. « C’est dans notre faiblesse qu’il s’est drapé » dira la Lettre aux Hébreux.
Mais tout se retourne dans la Résurrection. « La paix soit avec vous ». Désormais, les blessures de Jésus sont source de pardon et de paix, elles guérissent et ouvrent les yeux de Thomas qui s’écrie « Mon Seigneur et mon Dieu ». Bouleversante profession de foi !
Que ce cri de Thomas soit le nôtre, et le vôtre chers amis, qui dans quelques instants, vous allez recevoir l’Onction des Malades !
Rien n’est totalement perdu pour Dieu ! Des situations les plus désespérées, Dieu peut faire germer l’Espérance. Lorsque nos forces s’épuisent face à la maladie, à la solitude, à la peur de l’avenir, à l’échec, à la déception et à l’angoisse causée par les nombreuses épreuves qui traversent nos vies, la Miséricorde et l’amour de Dieu peuvent encore nous relever. Rien n’est impossible à Dieu ! C’est le grand message de Pâques !
Pour chacun d’entre nous !
«Je suis vivant, Voyez mes mains, touchez mes plaies. N’ayez pas peur ! Mettez la main dans mon côté, Voici mon corps ressuscité. Croyez-en moi, Je vous donne ma paix ».AMEN.
P. Patrice Marivin
Prière de Sainte Faustine
« Jésus, j’ai confiance en toi ! »
Pourquoi est-ce que tu paniques et que tu t’agites face aux problèmes de la vie ?
Lorsque tu as fait ton possible pour essayer de les résoudre, laisse Jésus faire le reste.
Si tu t’abandonnes à Jésus, tout s’arrangera avec tranquillité selon ses desseins.
Ne désespère pas, ne lui adresse pas une prière agitée, comme si tu voulais exiger de lui qu’il accomplisse ce que tu désires.
Ferme les yeux de ton cœur et dis avec calme : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »
Évite les soucis, les angoisses et les pensées sur ce qui pourrait arriver par la suite.
Ne piétine pas les plans en essayant… Laisse Dieu être Dieu et laisse-le avec liberté.
Abandonne-toi à lui avec confiance.
Repose-toi sur lui et laisse ton futur entre ses mains.
Dis-lui régulièrement : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »
Ne sois pas comme le patient qui demande au docteur de le soigner, en lui disant comment s’y prendre.
Laisse-toi porter sur les mains de Jésus. N’aie pas peur. Il t’aime.
Si tu penses que les choses se sont empirées et compliquées malgré tes prières, continue à lui faire confiance.
Ferme les yeux de ton âme et aie confiance.
Continue de dire chaque jour : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »
Jésus a besoin d’avoir les mains libres pour agir. Ne le contrains pas avec tes soucis inutiles.
C’est ce que veut Satan c’est « t’agiter, t’angoisser, t’enlever la paix ».
Confie-toi seulement à Jésus, et ne t’inquiète pas.
Donne-lui toutes tes angoisses et dors tranquillement.
Dis-lui toujours : « Jésus, j’ai confiance en toi ! »
Et tu verras de grands miracles.
Souviens-toi toujours de faire confiance à Jésus. »
Sainte Faustine