Histoire de Notre Dame du Mené

D’après des documents transmis par Sœur Jeanne Maraval, Religieuse de la Retraite du Mené.

Le culte de Notre-Dame du Mené, Beata Maria de Monte, remonte 11ème siècle à Vannes. Depuis ce temps, plusieurs chapelles, puis une église paroissiale que desservit le Bienheureux Pierre-René Rogue, se sont succédées, abritant une statue de la Vierge Marie.

Au 17ème siècle, on y vénère une statue de Notre Dame avec l’Enfant Jésus. Devant elle, brûle en permanence une lampe à huile en argent. Cette statue a disparu lors de la Révolution. Dès 1803, l’église du Mené est réouverte, à l’usage du Séminaire.

En 1864, les Sœurs de la Retraite s’installent au Mené. Elles placent dans un « ciel », juste au-dessus de l’autel de la chapelle, une Vierge à l’Enfant, moulée en plâtre, visible dès l’entrée. C’est elle qu’on vénère comme notre Dame du Mené, mais on ne peut y mettre ni fleurs, ni cierges.

En 1874, les Sœurs placent, dans la grande galerie de leur maison, pour l’usage de la communauté, une statue de la Vierge assise, portant l’Enfant Jésus, presque de taille humaine. Elles l’appellent Notre-Dame de la Charité.

C’était pour fêter le deuxième centenaire de la première retraite au Mené (1674-1874) . On se mit aussi à vénérer cette statue sous le titre de Notre Dame du Bel Amour.

Le geste tendre de Marie posant la main sur l’épaule de Jésus est une illustration éloquente de la tendresse de Marie pour son Fils.

En 1907, les Sœurs doivent s’exiler en Belgique et dans les Pays-Bas, et elles emportent la statue. Elles s’établissent en Hollande.

Si les Sœurs sont de retour dès 1924, la statue, elle, ne revient qu’en 1949 (en bateau), à la veille de l’Année Mariale de 1950. Mgr Le Bellec installe solennellement la statue dans l’église ND du Mené le 8 décembre 1949, sous le « vocable de Notre Dame du Mené. »

La vieille église est démolie en 1966. Une nouvelle chapelle est construite non loin de là en 1967, rasée à son tour en 1998.

La statue, avec les bancs de la nef et les sièges du chœur, sont transférés à Sainte-Anne d’Auray et installés dans la Chapelle de l’Immaculée, qui ouvre sur le cloître de la Basilique.

C’est cette statue sculptée, en bois, que nous avons accueillie solennellement à la cathédrale, le 8 décembre 2006.

Depuis cette date,  la paroisse cathédrale a repris la longue tradition (1000 ans) de vénération de Notre Dame du Mené, Beata Maria de Monte, en la fixant au 8 décembre, jour de son retour dans la cathédrale et sur la colline du Mené.

La statuaire de la cathédrale de Vannes est riche et variée : statues en granit, en bois polychrome, mais le plus souvent en marbre blanc.

On y retrouve les plus vénérés dans la pitié populaire : Saint Louis, Jeanne d'Arc, sainte Thérèse de Lisieux, saint Antoine et bien sûr Vincent Ferrier,

Les autres statues représentent la Vierge Marie, saint Joseph et sainte Anne.

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CHRONOLOGIE

Les vitraux forment un bel ensemble de la fin du XIXème siècle. En effet ceux qui existaient au Moyen Age ont été détruits dans les années 1770 lors de la pose de la voûte de la nef et de la réfection du choeur. Ceux qui décorent aujourd’hui la cathédrale sont dus, pour la quasi-totalité d’entre eux, à l’initiative de Monseigneur Bécel, évêque de Vannes de 1866 à 1897.
Entre 1875 et 1878, l’atelier des peintres-verriers Antoine Meuret et Frédéric Lemoine de Nantes a réalisé les vitraux historiés du choeur, des chapelles et des transepts, ainsi que les vitraux décoratifs des fenêtres hautes qui donnent des effets si surprenants d’éclairage à certaines heures.
Seuls le vitrail de saint Pierre sur la façade est dû à un atelier du Mans et le vitrail de la chapelle des fonts baptismaux à l’atelier Lobin de Tours.
Dans la chapelle axiale – qui était alors la chapelle saint Vincent Ferrier – deux beaux vitraux consacrés à ce saint ont été ajoutés en 1885, dus à l’atelier d’Edouard Didron, peintre-verrier parisien.
Le Chanoine Buléon, curé-archiprêtre de la cathédrale de 1906 à 1934, a voulu à son tour enrichir la cathédrale de vitraux. Nous lui devons les 3 vitraux des années 1927-1928 qui sont l’oeuvre du maître-verrier angevin Roger Desjardins.

TECHNIQUE

La technique utilisée au XIXème siècle est celle du vitrail – assemblage de morceaux de verres tenus ensemble par des baguettes de plomb – associée à celle de la peinture sur verre. Les scènes sont plus lumineuses et peuvent occuper une grande surface comme un tableau. La sérigraphie permet la production “en série”. La cathédrale compte ainsi des vitraux jumeaux en ce qui concerne la composition décorative.

ICONOGRAPHIE

Le XIXème siècle, avec Viollet-le-Duc comme chef de file, a redécouvert le Moyen Age ; l’Église aussi, qui veut restaurer les valeurs de la Chrétienté. Dans la composition des vitraux, nous retrouvons des vitraux “façon Moyen Age” (personnages en pied, médaillons) ou “façon Renaissance” (vitraux-tableaux).
Les sujets choisis correspondent à la foi de l’époque, avec la dévotion au Sacré-Coeur et le culte de Notre-Dame-des-Victoires ; on y voit aussi un équilibre entre :

  • l’Église universelle (saint Pierre, dédicataire de la cathédrale)
  • la nation (Clovis, saint Louis)
  • la Bretagne (saint Yves, saint Vincent Ferrier, sainte Anne et le pélerinage de Sainte-Anne d’Auray, saint Patern et saint Mériadec, saint Gwenaël et la bienheureuse Françoise d’Amboise).

Les vitraux voulus par le Chanoine Buléon montrent ses sujets de prédilection :

  • - Le Christ sauveur (vitrail des victimes de la Grande guerre)
  • - La communion des enfants (Première communion de la bienheureuse Françoise d’Amboise)
  • - La Bretagne chrétienne, symbolisée par le personnage d’Arthur de Richemont associé à Jeanne
  • d’Arc (canonisée en1920).

Les personnages sont reconnaissables à leurs attributs : l’auréole du saint, la mitre et la crosse
de l’évêque, la couronne des rois et reines. Les 4 évangélistes sont représentés par un ange (saint
Matthieu), un lion (saint Marc), un boeuf (saint Luc), un aigle (saint Jean).

  1. Pour faire une visite guidée des vitraux : télécharger le feuillet

Photos des plus beaux vitraux de la cathédrale ( de Jacques Chopin)

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En septembre 2009, la cathédrale de Vannes fait l'objet d'un beau livre, richement illustré.

Il a été écrit et documenté par Bertrand Frélaut, historien et membre fondateur de l'Association pour la remise en valeur de la cathédrale. Les illustrations sont de Guy-Claude Roman.

 Cet ouvrage préfacé par Mgr Centène,  évoque toute l'histoire de cette cathédrale :

  • sa construction qui s'étend sur plusieurs siècles
  • sa architecture et son mobilier
  • la mémoire de la paroisse
  • le culte de saint Vincent Ferrier mort à Vannes le 5 avril 1419.

Où se procurer ce livre ?

Il est disponible dans toutes les librairies de Vannes au prix de 35€.

Il a été imprimé sur les presses de Kapp-Lahure-Jombart à Evreux en Normandie pour les compte des éditions Keltia Graphic Spézet (Finistère).

Cathédrale Saint-Pierre de Vannes

Ouverte tous les jours de 8h30 à 19h00 sans interruption.

Presbytère : 22 Rue des Chanoines
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