Fête de Marie mère de Dieu

«Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce… Qu’il t’apporte la paix ! ».

C’est avec cette bénédiction du Seigneur que nous commençons cette année 2022. Aucun de nous ne sait réellement ce qu’elle sera, tout en croyant que chaque année nous est donnée comme une grâce, un don du Seigneur, du Maître du temps et de l’histoire.

L’Eglise, dans sa sagesse, demande que l’on fête solennellement, le 1er janvier, la Vierge Marie, Mère de Dieu. Elle le demande pour deux raisons très simples :

  • Le 1er janvier marque la fin de l’octave de NOEL, de ces huit jours où se déploie un unique mystère : Dieu est avec nous, il s’est fait Homme, l’Emmanuel dans notre histoire. Ces huit jours de fête qui courent du 25 décembre à aujourd’hui sont le 1er jour de la recréation de l’homme par Dieu. A Bethléem, le ciel a touché la terre, le royaume advient, nous entrons dans l’éternité de Dieu. Ce mystère de l’incarnation associe étroitement l’Enfant Dieu et sa mère. Le 25 décembre, on a chanté toute la nuit Jésus, l’Emmanuel ; alors, il est juste, au terme de l’octave de chanter Marie, sa mère. La maternité divine de Marie éclaire le débat sur l’humanité et la divinité de Jésus, son Fils. Depuis le concile d’Ephèse (431), il est reconnu que c’est par la maternité virginale de Marie, que le Verbe de Dieu s’est fait chair dans le monde. Marie est donc «Theotokos », c’est-à-dire Mère du Christ. Le Fils qu’elle a engendré revêt une double nature en une seule personne : il est, à la fois, vrai et vrai homme. Ce qui nous donne ici à saisir et à comprendre l’expression «consubstantiel  au Père » que nous retrouvons dans le nouveau missel romain. L’expression «consubstantiel au Père » a remplacé l’ancienne : «de même nature que le Père ». Ce changement terminologique corrige toute confusion de la relation trinitaire : Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint Esprit. L’ancienne expression «de même nature » pouvait laisser croire que Dieu le Père et Dieu le Fils sont de la même nature humaine, donc qu’ils sont «deux êtres humains » différents. Or, avec la nouvelle traduction, nous comprenons mieux la profonde unité entre le Père et le Fils et le Saint Esprit. Les trois personnes de la Trinité ont l’unique substance divine. En peu de mot, le «consubstantiel » au Père veut dire que «Dieu le Père et Jésus le Fils sont non seulement de même nature, mais aussi de même substance car ils sont un seul et même Dieu ».
  • Il y a une deuxième raison de se réjouir le 1er janvier. Cette date n’est pas seulement un évènement qui se produit sans intervention de notre part. Elle est l’occasion pour l’Eglise et pour chaque chrétien d’un acte accompli volontairement. Or, nous le savons tous par expérience, un premier acte a toujours une importance capitale dans la vie. Bien commencer, c’est se donner des chances pour bien continuer. Le premier acte d’Eve, dans la Genèse, a été de dire «NON » à son Créateur. Ce «NON » a inauguré la tyrannie du mal sur le monde. Le premier acte de Marie, a été, au contraire, un «OUI » limpide et définitif donné à Dieu : «Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1, 38).

Nous sommes les enfants d’Eve et les enfants de Marie !

En ce premier jour de l’année, nous avons à faire le choix d’Eve ou le choix de Marie ! Cela ne peut « marcher » de manière magique. Il ne suffit pas de dire : « Fiat , que ta volonté soit faite » pour que vous trouviez la paix intérieure, que votre fils trouve du travail ou qu’un telle personne malade à vos côtés retrouve rapidement la santé !

Mais invitation nous est faite à nous comporter dès aujourd’hui en enfant de Marie, en frère de Jésus-Christ, en ami de l’Esprit Saint.  

Et si pour tenir bon cette année, pour que celle-ci soit une année de joie, d’espérance et de confiance, nous décidions d’accueillir deux partenaires dans nos vies. La Vierge Marie et l’Esprit Saint. Rappelons nous ici en fin notre prière paroissiale de consécration à l’Esprit Saint :

« Ô Esprit Saint,
Amour du Père et du Fils,

Inspire- moi toujours ce que je dois penser,
Ce que je dois dire, comment je dois le dire ; 
Ce que je dois taire,
Ce que je dois écrire, comment je dois agir,
Ce que je dois faire,
pour procurer ta gloire,
le bien des âmes et ma propre sanctification.

Ô saint Esprit de Jésus,
toute ma confiance est en Toi ! »

AMEN.

P. Patrice Marivin


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