Dans 15 jours, le 21 novembre, nous aurons la « Table Saint-Pierre », temps convivial et fraternel ouvert à tous : paroissiens, familles, personnes seules ou isolées. Invitez autour de vous, allez chercher ceux ou celles qui ont des difficultés à se déplacer, donnez de votre temps et avec votre cœur à proportion de vos moyens, comme nous invite l’évangile de ce dimanche.

S’il y a une figure qui ressort des lectures de ce dimanche, c’est celle de la « veuve » !

  • Pour commencer, la veuve de Sarepta, , au premier livre de Rois ;
  • Puis, dans le psaume : « Le Seigneur soutient la veuve et l’orphelin » ;
  • Enfin, dans l’Evangile, avec ce violent contraste entre les scribes « qui dévorent le bien des veuves » et cette femme qui jette une piécette dans le tronc, donnant «tout ce qu’elle avait pour vivre ».

Nous avons ici une pensée cordiale et fraternelle pour celles et ceux qui sont ici présents, ou que nous connaissons, veufs ou veuves. Que Dieu les bénisse et les console.

Pour notre culture générale, le mot «veuve » vient du latin vidua, vide. La veuve, c’est la démunie, celle qui est vidée d’elle-même ; toute sa condition est là dans le manque. Dans les temps bibliques, elle a droit à une protection particulière. Dans l’Eglise primitive, au chapitre 6 des Actes des Apôtres, les diacres sont institués à la suite d’injustes partages qui défavorisaient les veuves. Elles sont une figure du « pauvre ».

Focus sur l’Evangile :

  • Jésus est dans le temple de Jérusalem. Il y a foule parce que la Pâque approche.
  • Jérusalem, c’est là où, tout bientôt, Jésus sera mis devant le choix de vivre ou de mourir, mis en demeure de tout donner ou de retenir.

Jésus enseigne autour lui et met en garde contre la vanité des scribes et le pourquoi des actes religieux : ils font de longues prières, ils aiment les sièges d’honneur. Mais que recherchent-ils vraiment ? Quelles sont au fond, leurs véritables motivations ?

Pour nous aussi, nous savons que des considérations mondaines peuvent fortement influencer nos décisions.

Après le temps d’enseignement, Jésus s’assied et regarde comment la foule dépose de l’argent en offrande. Et soudain, il voit une femme, de condition modeste parce que veuve, glisser discrètement deux piécettes dans un des treize troncs prévus pour cela. Jésus est saisi d’admiration  : «Amen, je vous le dis, cette pauvre veuve a tout donné, tout ce qu’elle avait pour vivre ».

Nous entendons l’admiration de Jésus.

Or, de quoi est-il vraiment admiratif ? De la générosité de cette femme ? Oui, sans doute. Mais entendons bien Jésus : «Elle a tout donné ». Ce n’est pas de la générosité, c’est de la folie. C’est un saut fou dans une étonnante confiance. Cette femme vient de reproduire le geste de la veuve de Sarepta : elle donne tout à Dieu, parce qu’elle a une confiance éperdue en lui.

Cette figure de la veuve évoque pour nous toutes les personnes seules, avec peu de ressources, qui se battent, en dépit des épreuves, pour vivre et donner la vie autour d’elles. Ces personnes, dans leur fragilité et leur foi en la vie, sont aussi des exemples pour nous.

Cette figure de la veuve nous invite à un examen de conscience sur nos manières d’être et de partager. Tout donner ! Pas de faire de nous un pauvre supplémentaire, mais de savoir donner avec une vraie qualité de cœur, donner non pas ce que nous avons en trop et dont nous avons envie de nous débarrasser, mais donner ce qui nous coûte et qui nous fera grandir (en expérimentant le manque) : argent, notre temps, capacité d’écoute et disponibilité).

Ainsi, quand je donnerai de ce temps après lequel je cours, de cette attention et disponibilité alors que mes préoccupations me tourmentent, je manifesterai la vraie charité, le vrai détachement, l’estime que je porte pour mon frère et ma sœur vers lesquels l’Esprit Saint me conduit.

Jésus s’assied et il regarde. Il ne s’extasie pas devant ce qui brille. Mais il voit le cœur. Il voit ce que nous donnons vraiment !

Très concrètement pour terminer cette homélie je vous propose trois petites choses  pour ces prochains jours. Vous pouvez en choisir une, mais aussi la totalité :

  • Vous asseoir. Alors que nos agendas sont bien chargés, prenez un moment pour nourrir votre foi, pour rencontrer le Seigneur.
  • Voir avec le cœur. Essayez de voir le monde tel que Dieu le regarde et le contemple. Réjouissez-vous avec Lui des gestes, parfois simples et banals, qui sont des marques d’amour. Rendez grâce d’être en bonne santé, de la vie qui est, d’être et d’avoir ce qu’il faut pour vivre. Exprimer des paroles d’encouragement. Déposer ce que nous sommes et ce que nous avons pour vivre dans le trésor du cœur de Jésus.
  • Donner. Donnez concrètement quelque chose qui vous engage. Que l’élan du cœur se concrétise : donner ce qui vous dérange, ce qui vous déplace, ce qui vous convertit ! Faire confiance, être simple, être vrai.

AMEN.

P. Patrice Marivin


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