21è dimanche du temps ordinaire - année B

Hier après-midi, ici dans cette cathédrale, mariage d’Emeline et d’Arthur, tous deux membres de notre paroisse.

Arthur, s’est avancé vers le chœur, puis il s’est retourné et Emeline s’est avancée depuis le fond de la cathédrale vers lui, illustrant ainsi la 2è lecture de ce dimanche, dans laquelle l’apôtre Paul dans une belle métaphore compare le Christ à l’époux qui attend avec amour sa fiancée qu’est l’Eglise et à laquelle il veut s’attacher pour toujours.

Se marier est une décision radicale, que les fiancés prennent librement. Radicalité et liberté ! Nous savons bien que la vie à deux dans le mariage n’est pas et ne sera jamais sans embûches … Mais le choix de vouloir demeurer ensemble et de se soutenir dans les épreuves, quelles qu’elles soient est une affaire de confiance, de patience et d’amour réciproque. 

« Femmes soyez soumises à votre  mari, et vous les maris, aimez votre femme comme le Christ aime son Eglise »

Paul, avec sa culture et son vocabulaire ne fait rien d’autre, que d’inviter les conjoints à rester unis l’un à l’autre coûte que coûte. Convenons que les conseils de Paul pourraient être reformulés autrement aujourd’hui, mais l’objectif reste le même : inviter à demeurer fidèle l’un à l’autre dans les liens du mariage en prenant pour modèle le mystère même du Christ qui s’est attaché à son Eglise et s’est livrée pour elle. Le couple humain a pour vocation de refléter l’amour du Christ pour son Eglise ! Radicalité et liberté !

On ne se marie pas uniquement pour s’aimer, mais pour semer jusque dans l’éternité, avec la grâce et la force de Dieu.

J’ai posé 3 questions à Emeline et à Arthur :

  • Voulez-vous devenir des disciples-missionnaires ?
  • Voulez-vous vous aimer et vous attacher l’un à l’autre comme le Christ s’est attaché à l’Eglise
  • Voulez-vous vivre jusqu’au martyr, c’est-à-dire jusqu’au don total de votre vie ?

Ces trois questions fondamentales renvoient à l’évangile que nous venons d’entendre.

Jésus vient de délivrer son long enseignement à la synagogue de Capharnaüm. Il s’est présenté comme la « vraie nourriture », comme celui qui « donne sa chair à manger et offre son sang à boire » pour avoir la vie. Il a annoncé sa mort comme source de vie pour le monde et a évoqué sa montée vers le Père d’où il est venu…

On comprend que de tels propos aient pu choquer : les proches de Jésus s’en sont émus, les bien-pensants ont regimbé, et beaucoup d’autres probablement se sont dit : « il exagère un peu », manière pour eux d’atténuer le propos.

La parole de Jésus était rude il y a 2000 ans, elle l’est tout autant aujourd’hui. Qui d’entre nous peut l’entendre et l’accueillir dans sa totalité, sans se remettre en question ?

Comment accueillons-nous et recevons-nous la parole de Jésus ? Est-elle une option ou un enseignement ?

Elle est rude, et il ne faut pas l’édulcorer par un commentaire lénifiant du genre : cette histoire de manger sa chair et boire son sang est à prendre au sens allégorique. La Parole de Dieu doit nous « travailler » au sens où elle nous initie aux «choses » de Dieu. Le Peuple d’Israël, nous l’entendions dans la première lecture, est pareillement invité à se prononcer POUR Dieu et à discerner qui SERVIR réellement. Non comme un choix par défaut, non comme une option plus intéressante que l’autre, mais comme la seule solution qui vaille. Le gage de la vie. Ce même peuple va choisir de servir le Seigneur en réponse à ce qu’il a déjà reçu : « C’est lui qui nous a libérés, c’est lui qui nous a protégés au désert. » C’est aussi l’expérience que le psaume nous invite à faire : «Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ».

Rudesse et radicalité de la Parole et liberté que le Christ nous donne !

« Voulez-vous partir vous aussi ? »

Jésus n’oblige pas les disciples à le suivre. Tout simplement parce que pour suivre quelqu’un  il faut tout d’abord l’aimer. Et on ne peut pas aimer sous la contrainte. La prérogative la plus importante et essentielle à l’amour c’est la liberté, non pas celle qui abolit les lois et les règles ( je fais ce que je veux), mais la liberté comprise comme cette capacité à choisir ce qui est objectivement bon, vrai et juste. Être libre, c’est être autonome et capable d’assumer des choix toujours orientés vers le Bien pour soi-même et pour les autres.

Et c’est à cela que le Christ invite ses disciples en leur proposant de s’engager avec lui dans une voie d’amour sans retour avec pour seuls bagages la foi, l’espérance et la charité, parce que l’amour ne sait pas se reprendre.

Un exemple récent : le père Olivier Maire, récemment assassiné par celui à qui il avait donné l’hospitalité ….. Que n’a-t-on pas dit ….. « il aurait dû être prudent et penser à lui ! »

Mais non, l’amour à la suite de Jésus n’est pas négociable, il ne se calcule pas en rapport bénéfice/risque, c’est un chemin de fidélité capable d’aller jusqu’au bout de la vie. Le père Olivier Maire avait choisi cette voie-là,  être avec le Christ et marcher avec lui. L’histoire de l’Eglise est jalonnée de tels exemples, dont celui des tous premiers apôtres : Pierre et Paul, victimes de n’avoir pas renoncé aux exigences de la parole de Dieu.

Radicalité et liberté.

Voulons-nous partir aussi ou voulons-nous rester avec Celui qui a les paroles de la vie éternelle ? Choisir librement de quel côté nous voulons être ! Nous laisser porter, enseigner, aimer, grandir par ce Dieu qui est capable de changer notre regard sur le monde et sur la vie.

Le Christ a pour nous ces paroles de la Vie éternelle ! Ce qui doit nous porter ce n’est pas notre propre ego ni notre volonté de tout faire, mais cette foi qui nous dit que nous avons un Dieu qui marche avec nous !

Après avoir entendues les lectures de ce dimanche, comment s’avancer avec Jésus sur le chemin qu’il propose sans être troublé ?

Il nous faut affirmer que la foi ne regarde pas la mort mais la vie éternelle, inaugurée sur la croix. Il n’y a pas d’autre chemin. La croix est l’horizon du disciple. Elle active en nous le désir d’en haut.

Avec saint Pierre, nous dirons, tout à l’heure dans le cœur à cœur de la communion: « A qui irions-nous Seigneur ? Tu as les paroles de la vie éternelle.  Quant à nous,  nous croyons et nous savons que tu es le Saint de Dieu. » AMEN.

P. Patrice Marivin


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