2ème dimanche de Carême - B

Voyage… Voyage…

En ce deuxième dimanche de Carême : trois montagnes ! Ne boudons pas notre plaisir, en temps COVID, allons à la montagne ! Sur le chemin vers Pâques, le Christ nous invite à nous mettre à l’écart, à prendre de la hauteur pour qu’il se révèle tel qu’il est et nous mène vers le Père.

Avec Jésus Transfiguré dans l’Evangile, nous sommes au Mont Thabor. Tous les pèlerins de Terre Sainte grimpent au Thabor pour y faire mémoire de la Transfiguration de Jésus, quelque part sur le chemin de sa Passion.

En première lecture, nous étions sur une inquiétante montagne «au pays de Moriah », où Abraham a cru un instant qu’il lui fallait honorer Dieu en sacrifiant son propre fils ; curieuse histoire pour nous aujourd’hui ! Enfin, Paul, aussi dans l’épître aux Romains nous laisse deviner une montagne, visuellement assez petite mais théologiquement, très haute : le mont Golgotha où Jésus est mort, bel et bien mort à la différence d’Isaac, car ce jour-là l’humanité a levé la main sur lui… Et Dieu ne l’a pas retenue.

Trois montagnes, donc, pour nous faire contempler un seul et unique mystère : il faut passer par la mort, pour entrer dans la vie. Avec de la mort, Dieu fait de la vie.

Regardons Abraham. Est-il immédiatement clair pour nous que cette affaire du sacrifice d’Isaac est une bonne nouvelle, un récit prometteur et encourageant ? Et pas seulement parce qu’on peut y lire le coup d’arrêt des sacrifices humains, la fin de cette idée primitive et très malvenue que pour plaire au Dieu Créateur, rien ne valait mieux que de lui sacrifier son propre fils. Notre humanité a été comme ça et sans doute sait-elle faire encore aujourd’hui d’autres sauvageries ! Toujours est-il que Dieu a arrêté le bras d’Abraham et lui a dit, une bonne fois : on ne joue plus à ça, c’est fini.

Voilà qui est bien ! Mais la vraie valeur du récit n’est pas vraiment là. Elle est plutôt dans l’étonnante confiance d’Abraham. Que se passe-t-il ?

Dieu lui avait promis une descendance nombreuse, il lui avait donné, contre toute attente un fils pour assurer sa descendance. Or, Abraham croit que la promesse qu’il a reçue tiendra bon, même à travers la mort d’Isaac. Paul, dans son épitre aux Romains, y verra une anticipation de la foi en la Résurrection. Abraham a osé croire que Dieu serait fidèle à la vie, jusque par-delà la mort. La mort, l’affreuse mort du fils bien aimé, n’arrête pas le chemin de la vie. Elle n’arrêterait pas le lien de l’alliance que Dieu a nouée avec les hommes.

Et c’est ainsi qu’Abraham devient effectivement père d’une multitude. Le chemin de sa paternité et de sa fécondité s’est ouvert aux générations à venir. Quand on s’abandonne entre les mains de Dieu et qu’on offre, dans l’action de grâce, toute vie reçue, alors Dieu devient la seule source d’une vie que ni les épreuves, ni le péché, ni la mort ne suffiront à arrêter. Abraham a compris cela ! La foi et la-confiance engendrent la vie !

Et voici le récit de la Transfiguration ! Etonnante cette mise à l’écart des trois disciples sur la montagne. Que cherche Jésus ? Ni à les effrayer, ni à en faire des êtres à part, et encore moins des privilégiés ! Prendre à part manifeste un désir de confidence. Dans l’intimé de la rencontre, Jésus révèle la face cachée de sa vie en Dieu. Il révèle son avenir : la résurrection d’entre les morts. Les disciples sont effrayés, ils ne saisissent pas bien ce que Jésus leur dévoile. Il faudra que l’Esprit déverrouille leurs peurs, au soir de Pâques ! Jésus anticipe là la montagne du sacrifice, le Golgotha mais déjà une voix consolante descend du ciel pour leur dire : «Ecoutez le ».

Voyage… Voyage… Chemin vers Pâques !

  • S’obliger à prendre de la hauteur, à sortir du pessimisme mortifère de la pandémie  … lire et prier au lieu de regarder la télé en boucle.
  • Ecouter la voix intérieure de celui qui pilote nos vies ; retrouver le silence pour l’entendre nous dire « n’ayez pas peur » ;
  • Entrer dans sa nuée lumineuse avec confiance, comme les disciples et comme jadis Abraham. Nous savons que dans les épreuves, notre stabilité vacille. Seule la confiance permet d’avancer.
  • Voyager en pèlerins avec pour seuls bagages la prière, le pardon et le partage. Retrouver les fondamentaux de toute vie chrétienne ……

C’est au terme de ce voyage-là que se trouve Pâques et la résurrection. Ne ratons pas l’atterrissage … Nous avons tous besoin de ressusciter.       

P. Patrice MARIVIN  


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