Homélie de la NUIT DE NOEL 2020

 «Le Peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière »

Chers amis,

2020 : quelle drôle d’année COVID 19 ! Avec en prime des mots nouveaux !

Et voilà NOEL ! D’un Dieu distanciel à un Dieu présentiel mais l’essentiel c’est DIEU toujours avec nous !

Il se passe à Bethléem quelque chose de grand. Et si les anges chantent, c’est parce que Dieu est heureux ! Dieu est heureux car il engage cette nuit ce dont il rêvait depuis la nuit des temps !

Ce soir, en regardant Jésus nouveau-né, notre regard devient plus juste. Nous apprenons infiniment sur Dieu en contemplant son abaissement, la joie qu’il trouve à nous rejoindre humblement. Nous l’imaginions lointain et distant, nous lui reprochions de nous avoir lancé dans le monde plus abandonné dans notre solitude, nous le rejetions sous prétexte qu’il serait un tyran arbitraire qui régenterait nos existences ; or, lui se fait proche, de plus en plus proche, toujours plus patient et compatissant. Et voici qu’il nous révèle ce soir son vrai visage et son visage définitif.

Le Créateur a choisi de se faire Créature, un avec nous, semblable à nous, d’être dépendant des autres, d’avoir besoin de nourriture, de vêtements à porter, d’avoir besoin de repos, d’être fatigué comme nous. Dieu qui est sans limite entre dans la limite humaine. Il assume toute la limite humaine. Dieu immensément grand se fait petit et vulnérable. Nous avons tous des limites physiques, psychiques, intellectuelles et historiques. Nous avons souvent en réalité beaucoup de mal à les accepter et à les assumer. Dieu qui est sans limite entre dans les limites humaines pour nous rejoindre, comme pour nous réconcilier avec nos propres limites. La grandeur de Dieu est de s’être fait petit. La puissance de Dieu est sa fragilité. Elle se manifeste dans la beauté et la fragilité d’un enfant, plus tard dans la fragilité du condamné sur la Croix, et aussi dans la fragilité de l’Eucharistie quand il se livre entre nos mains !

Dieu s’est fait petit pour nous. Dieu ne vient pas avec force extérieure, avec violence, mais il vient dans l’impuissance et c’est son Amour qui constitue sa Force.          

Dieu s’est fait tout-petit. Pour pouvoir Le rencontrer, cela exige que nous soyons petits. Pas sans consistance, ou simpliste, ou inintelligent, sans personnalité. Rien de tout cela. Cela signifie être à sa juste place, être dans le réel, être dans la Vérité par rapport à soi-même et aux autres. Il nous faut donc renoncer aux artifices et aux faux semblants pour accueillir Jésus dans sa maison, dans la crèche de son cœur.

En Jésus, Dieu s’approche de nous. Il veut prendre soin de nous ! Sommes-nous disposés à ce qu’il prenne soin de nous ? Sommes-nous disposés à prendre soin des autres. «En s’approchant des autres, l’amour se préoccupe des autres » disait Benoit XVI.

Le mystère de l’incarnation signifie que Dieu assume toute la réalité humaine, le temps, l’espace, la limite, le corps, la souffrance. Le Concile Vatican II a une formule magnifique : «le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, il a réfléchi avec une intelligence d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme » (GS 22). En contemplant l’humanité sainte du Christ, nous avons accès à l’amour du Père pour nous. Mais plus grand encore, nous avons un modèle pour apprendre à vivre, pour apprendre à aimer comme Dieu aime.

Quand nous voyons Jésus enfant dépendant de Marie et de Joseph, quand nous voyons Jésus prêcher, guérir les malades, nous voyons Dieu. Quand nous voyons Jésus pleurer, souffrir l’angoisse, agonisant et mourant sur la Croix, nous voyons Dieu. Quand nous voyons Jésus aimer, nous voyons comment Dieu aime.

 «Le Peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière »

En PRESENTIEL… Gloire à Dieu, pieds sur terre ! La seule contagion qui vaille ce soir est celle de la paix intérieure et d’un retour à une certaine «sobriété heureuse » !

Accueillons l’enfant qui est en nous. Acceptons de naître et grandir. Laissons Dieu se pencher et nous contempler un à un ce soir, avec autant d’espérance qu’il en mettait, cette nuit-là, en l’enfant Jésus. Ce soir, les anges, souhaitent le bonheur à chacun d’entre nous ! AMEN.

P. Patrice Marivin

Homélie de la messe du jour de Noël

En ce matin de NOEL, nous sommes invités à la JOIE et à la CONSOLATION !

Pour reprendre les mots nouveaux de cette année 2020 lié à ce contexte si particulier que nous vivons, voilà NOEL d’un Dieu distanciel à un Dieu présentiel mais l’essentiel c’est DIEU toujours avec nous !

Nous venons d’entendre la proclamation du magnifique prologue de Saint Jean.

Qui est cet enfant qui vient de naître ?

«Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu… Et le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous ».

« Dieu parle : Dieu invisible, dans l’immensité de sa Charité, s’adresse aux hommes comme à des amis et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec Lui et Le recevoir en cette communion »  nous dit le Concile Vatican II (Dei Verbum, n° 2).

La Parole de Dieu est devenue quelqu’un. La Parole de Dieu qui s’exprime dans la création et se communique dans l’histoire du salut est devenue dans le Christ un homme né d’une femme. La Parole ne s’exprime pas ici d’abord à travers un discours, fait de concepts et de règles. Dieu vient nous parler. Il a quelque chose à nous dire, il nous invite à entrer en dialogue avec lui. Et ce qu’il dit, c’est Jésus.

Le temps de NOEL est une invitation à entrer en conversation avec Dieu. Cela suppose un certain silence, une écoute.

«Le Verbe s’est fait Chair et il a demeuré parmi nous »

Le Créateur a choisi de se faire Créature, un avec nous, semblable à nous, d’être dépendant des autres, d’avoir besoin de nourriture, de vêtements à porter, d’avoir besoin de repos, d’être fatigué comme nous. Dieu qui est sans limite entre dans la limite humaine. Il assume toute la limite humaine. Dieu immensément grand se fait petit et vulnérable. Nous avons tous des limites physiques, psychiques, intellectuelles et historiques. Nous avons souvent en réalité beaucoup de mal à les accepter et à les assumer. Dieu qui est sans limite entre dans les limites humaines pour nous rejoindre, comme pour nous réconcilier avec nos propres limites. La grandeur de Dieu est de s’être fait petit. La puissance de Dieu est sa fragilité. Elle se manifeste dans la beauté et la fragilité d’un enfant, plus tard dans la fragilité du condamné sur la Croix, et aussi dans la fragilité de l’Eucharistie quand il se livre entre nos mains !

Dieu s’est fait petit pour nous. Dieu ne vient pas avec force extérieure, avec violence, mais il vient dans l’impuissance et c’est son Amour qui constitue sa Force.          

Dieu s’est fait petit. Pour pouvoir Le rencontrer, cela exige que nous soyons petits. Pas sans consistance, ou simpliste, ou inintelligent, sans personnalité. Rien de tout cela. Cela signifie être à sa juste place, être dans le réel, être dans la Vérité par rapport à soi-même et aux autres. Il nous faut donc renoncer aux artifices et aux faux semblants pour accueillir Jésus dans sa maison, dans la crèche de son cœur.

«Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous »

En Jésus, Dieu s’approche de nous. Il veut prendre soin de nous ! Sommes-nous disposés à ce qu’il prenne soin de nous ? Sommes-nous disposés à prendre soin des autres. «En s’approchant des autres, l’amour se préoccupe des autres » disait Benoit XVI.

«Le Verbe s’est fait chair » signifie que Dieu assume toute la réalité humaine, le temps, l’espace, la limite, le corps, la souffrance. Le Concile Vatican II a une formule magnifique : «le Fils de Dieu a travaillé avec des mains d’homme, il a réfléchi avec une intelligence d’homme, il a aimé avec un cœur d’homme » (GS 22). En contemplant l’humanité sainte du Christ, nous avons accès à l’amour du Père pour nous. Mais plus grand encore, nous avons un modèle pour apprendre à vivre, pour apprendre à aimer comme Dieu aime.

Quand nous voyons Jésus enfant dépendant de Marie et de Joseph, quand nous voyons Jésus prêcher, guérir les malades, nous voyons Dieu. Quand nous voyons Jésus pleurer, souffrir l’angoisse, agonisant et mourant sur la Croix, nous voyons Dieu. Quand nous voyons Jésus aimer, nous voyons comment Dieu aime.

En ce matin de NOEL, je vous invite à écouter Dieu qui parle, à vous laisser atteindre par Dieu qui s’approche de vous, à regarder Dieu qui se rend visible à vos yeux. Libérons nous de nos fausses images de Dieu !

Que la fête de NOEL où nous célébrons la naissance de Jésus qui est né dans une famille modeste, dans des conditions précaires, que notre contemplation du mystère de l’incarnation où Dieu se révèle dans la fragilité humaine, soit source d’espérance et une invitation à revenir aux choses essentielles et à la «sobriété heureuse ».

Ce que l’Enfant Jésus attend de nous, c’est que nous croyons en Lui, que nous nous laissions éclairer par Lui, et que nous vivions avec Lui.

Mettons notre confiance en l’Enfant qui vient de naître. Il est la Lumière qui brille dans nos ténèbres et il est la source qui transforme nos cœurs ! AMEN.  

P. Patrice Marivin


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