La solennité du Christ Roi de l’univers marque la fin de l’année liturgique :

  • fin d’un cycle de lectures, de fêtes, de célébrations, 
  • bilan de ce que nous avions prévu il y a 1 an et de l’imprévu que nous avons dû prendre en compte (épidémie, confinement, etc.,…).

La fête d’aujourd’hui est pour nous l’occasion de faire une pause et de redire à Dieu, les trois mots-clés de nos prières : merci, pardon, s’il-te-plait.

  • Merci Seigneur pour ce que nous avons reçu : plus de patience, plus de silence, plus de temps à donner aux autres …. Merci pour tous les beaux moments vécus au long de cette année.
  • Pardon Seigneur pour nos impatiences, nos révoltes devant l’imprévu, nos égoïsmes toujours prêts à renaitre là où il faudrait penser aux autres.
  • STP Seigneur, fais que nos prières restent confiantes, filiales, remplies d’espérance, malgré la dureté des mois qui vont encore venir.
    STP Seigneur aide-nous à porter tout ce qui a été dur et difficile, éprouvant et bouleversant dans notre vie personnelle et dans notre communauté chrétienne.

La fête du Christ Roi nous rappelle que toute chose a une fin. Tout, absolument tout, est profondément marqué par la finitude !

  • Les personnes que nous aimons et chérissons le plus vont passer.
  • Tout ce que nous construisons, protégeons et développons, un jour ne sera plus !
  • Même les réformes sociales et économiques que notre société initie.
  • Il viendra même un temps où, plus personne ne se souviendra de notre déploiement missionnaire à l’adresse des générations à venir « pour qu’elles Le connaissent » !

Tout sera passé et recouvert par la poussière de l’oubli. Notre monde, que nous aimons tant et que nous voudrions sauver à tout prix, va passer lui aussi. Nous-mêmes, nous ne survivrons pas à l’usure du temps.

La célébration d’aujourd’hui nous donne de regarder courageusement l’irréversible finitude de tout ce qui nous entoure et de réfléchir sur notre propre fin.

L’évangile de ce jour est particulièrement important parce qu’il est question du jugement dernier, de l’ultime jugement, celui de la fin des temps.  Il marque l’entrée définitive dans le règne de Dieu.

Les critères du jugement sont définitifs et ils peuvent nous interroger en ces temps qui sont les nôtres ! Curieusement à l’égard de ce à quoi on pourrait s’attendre, ils ne sont pas d’ordre religieux mais éthique ! Il n’est pas demandé en premier de rendre un culte à Dieu, de fréquenter le temple, mais de se mettre au service du frère, particulièrement du plus petit, du plus délaissé. Il s’agit très simplement de donner à manger et à boire, d’accueillir l’étranger, de vêtir celui qui est sans vêtement, de visiter les malades et les prisonniers.

Le souci d’autrui, et particulièrement de celui ou celle qui est négligé, oublié, de celui ou celle qui est «invisible », est la condition même pour que le rassemblement soit effectif. Le règne de Dieu ne se réalise pas dans l’individualisme, dans la juxtaposition des personnes aussi «pieuses » soient-elles, mais dans leur COMMUNION. La préoccupation du disciple de Jésus n’est pas de «faire son salut », mais d’entretenir une relation vitale avec tous ceux qui souffrent.

Aujourd’hui, alors même que le confinement nous blesse dans nos relations sociales, familiales, amicales ou amoureuses, le «peuple catholique pratiquant » souffre de la non possibilité de pouvoir célébrer, en famille du Christ, l’eucharistie. Comment nous aider mutuellement à traverser sans amertume cette épreuve ? En approfondissant notre foi ! Une redécouverte des textes bibliques s’impose ! Un apprentissage à la prière personnelle et à la méditation doit advenir ! Une vision commune d’une vérité essentielle qu’enseigne les Ecritures : L’eucharistie est plus que le rite. Tellement plus grand ! Tellement plus beau ! Et nous le voyons bien à travers l’Evangile de ce jour : l’humble service du frère ne peut être dissocié de la fraction du pain !

Le Christ-Roi n’a pas de sujets mais des frères. Ce sont eux qui comptent. Ce roi ne demande pas d’être honoré, encensé, vénéré. S’il demande d’être servi, c’est de l’être avant tout dans ses frères les «plus petits », comme lui-même s’est mis au service de tous.

Le Christ-Roi n’a pas de sujets mais des frères. Le Roi est celui qui réunit son peuple comme un berger rassemble son troupeau, car il a le souci de chacune de ses brebis, il va chercher l’égarée, il soigne celle qui est malade. Sous la conduite d’un tel berger, «on ne manque de rien », dit le psaume.

Belle fin d’année liturgique à vous ! Nous avons tous FAIM de nous retrouver en communauté dès que cela sera possible ! D’ici là, n’oublions pas : si nous vivons notre vie (royauté) à la manière du Christ, alors nous pourrons commencer à envisager la fin de de tout, et de nous-mêmes, avec calme et confiance en Dieu. AMEN.

P. Patrice Marivin


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