Nous voici donc au seuil de la rentrée... Rentrée scolaire, rentrée économique, rentrée pastorale, etc... Dans un contexte que nous connaissons et qu'il n'est point besoin de décrire ici.

Il y a le prévu et l'imprévu. Ce que l'on peut maitriser et ce qui n'est pas planifiable. Chacun de nous a son propre tableau devant lui et chacun sans doute se demande comment faire pour que cette année soit une bonne année !

Et nous entendons ensemble le Christ nous dire, comme à ses disciples : "Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et me suive".

Premièrement  : Est-ce que je suis prêt à suivre le Christ ? Là où il veut m'emmener ? Concrètement dans ma  vie de tous les jours, est-ce que je veux être celui qui suit ou celui qui mène ? Parce qu'on aime souvent garder le contrôle de sa vie... Ai-je assez confiance en Dieu ? Le chercher tous les matins, chercher sa Lumière, son conseil, la direction qu'il veut que je suive ce jour-là ?

Deuxièmement : Le Seigneur nous donne la façon de le suivre, de "prendre sa croix"... Qu'est-ce que cela veut dire, en cette rentrée septembre 2020, "prendre sa croix" :

Avant tout, Jésus ne dit pas : « prends ma croix », il ne nous demande pas monter sur une croix pour être crucifié. Il ne dit pas « subis ta croix ou accueille ta croix » mais il dit « prends ta croix » !

La croix nous fait peur, et pourtant, elle est le signe emblématique des chrétiens. Au baptême, le premier signe qui est tracé sur le front c’est celui de la croix. Cela est très lourd de sens !

Alors pourquoi la croix nous fait-elle peur ?

Sans doute, parce que ce signe a été détourné ou éloigné de sa source pascale.

Aujourd’hui dans le langage courant, prendre sa croix est devenu synonyme de résignation, d'acceptation du malheur innocent, voire de stoïcisme, ou de glorification qui nous ferait ressembler au Christ. Aujourd’hui aussi, quand on dit : "chacun sa croix", c'est pour consoler quelqu'un en lui montrant que les autres aussi sont accablés par l'adversité. Et les exemples ne manquent pas : la mort prématurée d’un enfant, les conflits familiaux et professionnels, le chômage, la précarité, les guerres….  Depuis que le monde est monde, que d’épreuves ont été portées !

Mais, l'Evangile d'aujourd'hui s'inscrit en faux contre de mauvaises interprétations sur le sens de « prendre sa croix ».  La croix n'est pas d'abord la douleur mais un chemin laborieux, pas à pas avec le Christ, qui a tout connu de la vie terrestre.

  • La croix n'est pas une théorie sur le malheur innocent, mais le condensé de la mission de Jésus, de sa personne et de son être.
  • La croix nous rappelle que « Dieu nous aime à en perdre la vie » !

Mais, dans l’évangile, Pierre, ne le sait pas encore, et il veut passer devant Jésus, c'est-à-dire décider par lui-même de la manière dont le Royaume de Dieu va arriver. Au lieu de se laisser conduire, il veut être maître de sa réussite. Au lieu de lâcher prise sur ses objectifs et sur ses combats, il veut les imposer à Jésus : « qu'à Dieu ne plaise, cela ne t'arrivera pas » récrimine-t-il contre Jésus qui vient d'annoncer sa Passion.

Quand Jésus repousse Pierre en lui disant «  passe derrière moi », il veut lui dire : arrête de fantasmer à la manière des hommes, accepte que Dieu te conduise vers lui par des chemins que tu n'imagines pas !  

Et ces chemins sont aux antipodes de nos petits dragons intérieurs toujours aux aguets pour ouvrir des conflits ; ils sont à l’opposé de nos addictions consuméristes ;  ils sont les ennemis de nos vanités.

Dans la vie spirituelle, prendre sa croix, c’est mettre ses pas dans ceux  de Jésus et prier comme lui : « Père que ta volonté soit faite ». C’est donc renoncer à sa volonté propre, au sens de vouloir décider de tout, et, accepter de se laisser guider par l’Esprit Saint.

A notre époque qui vante l'individualisme et l'auto-réalisation de soi, cela peut sembler étrange. Et pourtant, en ce temps de mondialisation des échanges, on s’aperçoit que nous sommes tous interdépendants, interconnectés. Tout est lié comme l’a si bien dit le pape François dans Laudato Si, à tel point que personne ne peut plus dire aujourd’hui : « je me suffis à moi-même ».

En tant que baptisé, prendre sa croix c’est encore faire le constat de sa faiblesse, de sa petitesse et se remettre humblement entre les mains de Dieu. « A qui irions nous ! Tu as les paroles de la vie éternelle » !

Dieu nous aime à en perdre la vie. Il nous aime jusqu’au sang versé sur la Croix.

Chacun comprend l’expression « verser son sang pour », « donner sa vie pour », « la donner jusqu’au sang ». Autrement dit, Jésus a signé de son sang, tout ce qu’il a enseigné. Il ne s’est pas contenté de dire « aimez-vous les uns les autres ».

Dieu nous a désirés,  nous a aimés,  nous a sauvés.

Prendre la Croix avec Jésus, c’est avoir l’assurance d’être sur le bon chemin.

« On ne sait pas toujours où on va mais on sait avec qui on y a va ».

Belle rentrée à tous. Renoncer à être le centre du monde pour trouver en Jésus-Christ notre centre et la bonne direction à prendre. AMEN

P. Patrice Marivin


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