30ème dimanche du temps ordinaire

Il s'appelle Bartimée ! (C'est important d'appeler quelqu'un par son prénom)

Il s'appelle Bartimée ! Bar (en araméen : fils) - Timée (en grec : valeur, honneur, dignité) : fils de valeur.

C'est un pauvre : enfermé dans sa cécité, seul, sans soutien familial donc obligé de mendier, assis par terre donc statique,  sans travail, sans destination, en-dehors de la ville. Assis, immobile, alors que tout le monde marche. Il est marginalisé : dans le fossé, à côté du chemin pour ne pas être piétiné parce qu’il ne voit pas ce qui se passe autour de lui, il a besoin qu'on lui explique. Un vrai pauvre !

Il y a un peu plus d'un an, commentant cet évangile à des prêtres et à des religieux de Bolivie, le Pape François leur disait qu'il y a trois manières de répondre au cri de Bartimée :

La première :  passer à côté du problème en se disant : « Que voulez-vous il y aura toujours des malades et des pauvres, donc un cri de plus, n'attire pas mon attention.  Cela fait partie de l'ordinaire. » Cette attitude dit le Pape, naît d'un cœur blindé, obnubilé par la dernière nouveauté, mais incapable de voir autour de lui.

Deuxième réaction : «Tais-toi». Cette attitude caractérise parfois ceux qui cultivent l’entre-soi des « gens bien-nés » et qui s’autorisent à penser qu’il y a plus important à faire que de perdre du temps avec les « gens qui ne sont rien ».  Le pape François, s’adressant à des prêtres et à des religieux, les compare à des contremaîtres, ou à des chefs de douanes qui posent des barrières dans le Peuple de Dieu. Or Jésus n’est pas un chef de clan, ni un chef de groupe, il est le serviteur de tous : « Je suis venu dans le monde pour sauver ceux qui étaient perdus. »

Troisième attitude : "Courage, lève-toi". Et le Pape François de dire encore : « Peut-être que c’est le Christ qui a invité ses apôtres à revenir vers Bartimée pour lui dire "Courage, lève-toi"! » Jésus s'est arrêté. Il ne fait pas de discours, il ne juge pas, mais il remet debout cet homme que la société a laissé sur le bord de la route.
Il lui restitue la dignité qu'il avait perdue en le relevant. Il l'inclut (il fait pour lui et avec lui), il s'identifie à ses problèmes et ainsi lui manifeste la force transformatrice de la miséricorde. Il n'y a pas de compassion, poursuit le Pape, pour qui n'écoute pas. La logique de l'amour, c'est le « souffrir avec »... Quand on aime on n’a jamais peur de s'approcher de la douleur des gens...

Je pense …( j'espère) que chacun de nous, a pu un jour vivre cela :

  • Soit parce qu’il s’est fait « bon samaritain » épris de compassion extrême pour un frère, une sœur ;
  • Soit parce qu’il a été tiré de l’abîme par un « frère en Christ » ou par le Christ lui-même.

Comme Jésus, nous sommes invités à la compassion. Nous ne sommes pas les témoins d'une idéologie, d'une recette... mais témoins de l'amour purificateur et miséricordieux de Jésus. Oui, il s'agit pour nous tous de passer de l'indifférence du zapping, du zapping d'information au  « Courage, Lève-toi ». Nous sommes appelés à cette rencontre personnelle, non, parce que nous sommes des fonctionnaires de Dieu, mais des témoins reconnaissants de la miséricorde qui transforme, qui libère et remet debout. Quand on vit cela dit le Pape, il y a gaité et joie !

 -  « Jésus, fils de David, aie pitié de moi »
  -  « Confiance, lève toi »

Parce qu'il a crié, parce qu'il a exprimé son malheur, parce qu'il a tout laissé (même son manteau sa seule protection), parce qu'il a fait confiance, Bartimée, le fils de Timée, s’est redressé.  Et Jésus l’a propulsé sur la route en lui donnant l’explication de sa guérison : « Ta foi t'a sauvé ! »

Ainsi Bartimée est devenu un croyant, un fils de Dieu ! Il a en lui désormais la lumière et le feu : il sait en qui il croit et qui il voit !

Il croit et il voit ce qu'il faut faire ! Au lieu de courir en ville fêter sa guérison, il suit Jésus sur le chemin, ce fameux chemin que Jésus a pris à Césarée, au long duquel il a multiplié les annonces et les enseignements lourds à porter, comme une croix, et où, au terme, il y aura Jérusalem et le Golgotha.

Il croit et il voit ce qu'il faut faire ! Il devient disciple !

Et aujourd'hui, Bartimée c'est nous ! Son histoire nous pousse à reconnaître notre incapacité à percevoir la lumière pascale de l'Evangile, à avouer  « notre aveuglement », à confesser notre pauvreté. Lui, l'appelé, nous conseille de nous laisser appeler, de faire confiance, de ne pas demeurer inactifs ou résignés, en bordure du chemin de notre vie.

  • Allons-nous, comme Bartimée, oser abandonner nos carapaces, nos protections sécuritaires pour courir vers la lumière qu’est Jésus ?
  • Allons-nous prendre la décision de nous mettre en route pour suivre le Christ ?

«  Quand tu sais qui tu SUIS, tu ES ! »  Nous dit le pape François

Alors, suivons le Christ et nous serons ses disciples-missionnaires.

P. Patrice Marivin


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