Pour certains parmi nous, ce 5è dimanche du temps pascal, sera probablement consacré aux activités de loisirs qu’offre le traditionnel « pont du 1er mai » !

Pourquoi pas ?

Et pourtant, pour Dieu, il n'y a ni jour férié-chômé, ni pont, ni viaduc !

Jésus, parlant de son Père dit : « Mon Père est toujours à l’œuvre ! » Et de quelle manière !

On parle parfois de polyvalence dans le travail ; Dieu en est l'exemple incarné !

Il peut être Bon Berger comme dimanche dernier, vigneron aujourd'hui, Créateur chirurgien-anesthésiste- réanimateur (lorsqu'il endort Adam pour lui prélever une côte) ou bien encore potier lorsqu’il façonne l’Homme dans le livre de la Genèse ! Rien que cela...

En méditant la parabole du Vigneron que nous venons d’entendre, tentons d'entrer ensemble dans le Mystère du Peuple de Dieu qu’est l'Eglise !

Aujourd'hui, l’évangile nous parle de vigne et de vigneron. Avez-vous déjà vu à l'œuvre un vigneron ? Il doit observer régulièrement son vignoble pour desceller à l’avance les signes d’un danger possible : un coup de gel, une averse de grêle, une attaque bactériologique. Tant d'aléas peuvent s'abattre sur son domaine ! Mais comme tout bon professionnel, il sait que sa vigne est solidement enracinée dans une terre qu’il a préparée avec soin. Et il fait confiance au soleil pour mener à bien la croissance généreuse des plants qu’il a soigneusement taillés et fixés.

L’évangile de ce dimanche nous dit que Jésus est le Vigneron et que nous sommes les sarments. En utilisant cette image, Jésus veut nous faire comprendre que nous sommes l’objet de soins attentifs et méticuleux de la part du Père, qui travaille pour nous façonner et nous faire grandir harmonieusement dans son amour.  

C'est ce même amour qui a ébloui Saint Paul, (comme nous le dit Barnabé dans la 1ère lecture), et qui continue d'éblouir tant de chrétiens aujourd'hui.

Mais, ne soyons pas naïfs. De même que cet éblouissement n’a pas été suffisant pour Paul, car il lui a fallu tout réapprendre, tout reconsidérer à la lumière de la résurrection, de même pour nous, l’acceptation d’une conversion permanente est indispensable.

Cela implique nécessairement certains renoncements à nos habitudes, à nos idées toutes faites … pour repartir à zéro et nous laisser façonner par le Christ au point de pouvoir dire, nous aussi, « ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi ! »

Etre chrétien suppose un lent mûrissement. Il faut parfois accepter que d'autres nous guident, que d’autres nous apprennent patiemment à laisser monter en nous la sève de vie que le Christ veut nous offrir par son Eglise et dans son Eglise.

Il faut l'avouer. Certains peuvent être tentés de se séparer de cette Vigne ! Lorsque Saint Jean écrit son évangile, il assiste au départ de frères qui quittent la communauté. Il est comme blessé et redit avec force son attachement au Christ : « Demeurez en moi comme moi en vous ».

Or, personne ne peut demeurer dans le Christ s'il ne demeure en son corps qu'est l'Eglise. Bien entendu, on peut trouver beaucoup de défauts à notre Eglise, à notre paroisse, comme on peut en trouver dans sa famille ou chez ses amis. Mais au fond, avant d'être une institution, l'Eglise est d'abord un MYSTERE. Ce mystère, nous en sommes les membres. Nous pouvons y puiser la sève et grandir ou refuser cette sève et se couper du corps. La foi chrétienne n'est pas une vie à l'eau de rose, elle est adhésion profonde à la personne même du Christ qui donne sens à notre vie. Bien souvent, nous voudrions une Eglise qui ressemble à nos rêves, mais celle ci n'existe pas ! Elle est d'abord et avant tout l'œuvre de Dieu et non la nôtre.

Le livre des Actes des Apôtres nous rapporte que l'Eglise dans ses premiers temps se construisait, avançait et se multipliait avec l'assistance de l'Esprit Saint. Faire de la place à l'Esprit dans notre communauté pour sortir de nos routines et de nos vues étroites !
Parfois, nous pourrions courir le risque de devenir des petits vieux ("c'était mieux avant"...) alors que précisément l'Esprit Saint est le spécialiste de l'inattendu.

Quelques jours maintenant nous séparent de la grande fête de PENTECOTE et quelques semaines de l'ordination de l'Abbé Antoine ! Occasion pour nous de grandir dans l'amour de l'Eglise, en demeurant avec le Christ.

"Ce qui fait la gloire de mon Père, disait Jésus à ses amis, c'est que vous donniez beaucoup de fruits. Ainsi, vous serez mes disciples".

Oui, pour Dieu, il n’y a ni jour-férié, ni pont, ni viaduc ! Sans cesse il œuvre pour qu'unis à lui, nous portions nous aussi beaucoup de fruits ! AMEN.

P. Patrice Marivin


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