1ère homélie : messes de 18h30, 9h30 et 18h00

Fête de la SAINTE FAMILLE  - 2017

  • Genèse 15/1-6 ; 21/1-3 --- Lettre aux Hébreux 11/8-11 ; 12/17-19   --- Luc 2/22-40 et Psaume 104

La famille occupe une place centrale dans la sainte Ecriture, dès le Livre de la Genèse, comme nous l’avons vu dans la première lecture.

Se fondant sur la révélation biblique, l’enseignement social de l’Eglise met en exergue les fonctions vitales de la famille.

«  C’est dans la famille que l’on apprend à être un homme ou une femme en recevant une éducation humaine. C’est dans la famille que l’on apprend à vivre en société. La famille est l’école de l’amour désintéressé, du dévouement et de l’humble héroïsme du quotidien ».

Mais aussi,

«  comment ne pas penser aux familles qui connaissent des crises existentielles et qui luttent contre les difficultés ? Comment ne pas penser aussi à toutes ces familles qui sont frappées de plein fouet par la crise économique et  à celles qui sont jetées, toujours plus nombreuses, sur les routes de l’exil, à cause du fanatisme et de la violence ? »

Venons-en aux lectures bibliques de cette fête. Contrairement à l’image quelque peu idyllique que nous nous faisons peut-être de la sainte Famille, les textes mettent l’accent sur l’inattendu et même l’insécurité. Au sujet d’Abraham, l’auteur de la Lettre aux Hébreux écrit qu’  « il partit sans savoir où il allait », fort seulement, de la parole de Dieu. Et l’évangile rapporte au sujet de Jésus que Marie et Joseph « s’étonnaient de ce qu’on disait de lui ». Ils venaient consacrer l’enfant au Seigneur selon le rite prescrit par la Loi de Moïse et voilà que cet enfant est l’objet de prophéties extraordinaires autant qu’effrayantes : il sera signe de division, qui fera saigner le cœur de sa mère.

Faut-il donc se laisser aller au désenchantement ?

Ecoutons la Parole de Dieu, toujours créatrice.

« Ne crains pas, Abraham… Je suis un bouclier pour toi… Et Sara, ton épouse, enfantera un fils ! »

La Lettre aux Hébreux magnifie la confiance d’Abraham et de Sara ainsi que la fidélité de Dieu qui ne saurait oublier son alliance d’amour avec sa création.

Et, dans le Temple, Syméon et Anne exultent de joie en accueillant ce petit enfant, lumière des nations.

Encore une fois, c’est le maître mot de « confiance » qui préside à nos relations avec Dieu et entre nous. Alors, devant la crèche, sans crainte, présentons à Jésus, Marie et Joseph, nos élans et nos lassitudes, nos espérances et nos découragements, nos fâcheries et nos réconciliations, nos raidissements vaniteux et nos humbles supplications.

Confiance donc

  •  vous qui connaissez une vie de famille heureuse, en faisant attentions à ne pas vous enliser dans l’indifférence au reste du monde,
  • vous qui connaissez dans votre famille  les passages ténébreux de la déception ou les passages à vide que sont la lassitude et l’usure,
  • vous qui subissez les soubresauts de vos adolescents qui affirment leur liberté en de nouvelles manières de vivre et d’aimer qui vous affligent ;
  • vous qui entrez dans la vieillesse qui peut être le temps de la bonté souriante et non des regrets amers,
  • vous qui traversez le désert de la solitude, de la maladie, à petits pas de courage, au fil des jours,
  • vous qui, dans la vie religieuse, empruntez la route de la solidarité et de l’engagement au service de Dieu et de vos frères.

P. Jean-Baptiste JEGO

Prière à la Sainte Famille (du pape François, en conclusion de l’exhortation apostolique « La joie de l’amour » :

« Jésus, Marie et Joseph, en vous nous contemplons la splendeur de l’amour et en toute confiance nous nous adressons à vous.

Sainte famille de Nazareth, fais de nos familles un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentique écoles de l’Evangile.

Sainte famille de Nazareth, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement, de division. Que celui qui a été blessé ou scandalisé soit bientôt consolé et guéri.

Sainte famille de Nazareth, fais prendre conscience à tous du caractère sacré et inviolable de la famille, de sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph, écoutez, exaucez notre prière. Amen ».

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2è homélie  : messe de 11 heures

La famille est toujours au coeur des débats de notre société !

Elle focalise sur beaucoup de questions concernant des sujets hypersensibles: l'amour, le couple, la relation homme/femme, l'enfant, la vie et la société elle-même, puisque - qu'on le veuille ou non - la famille est le noyau de base de la société ; et tout ce qui touche aussi à l'éducation est un domaine grave et sérieux qui engage toujours un avenir.

Dans la foulée de NOEL - (NOEL et famille vont ensemble) - la liturgie nous invite à fêter la Sainte Famille :  une fête au coeur de la vie et de l'actualité, qui nous apporte quelques lumières.

Sainte Famille ! Drôle et étonnante « sainte famille de Nazareth », qui n'a rien d'un roman à l'eau de rose !

Une famille dans laquelle, bon nombre de familles trouvent aujourd’hui quelques similitudes :

  • un enfant qui s’annonce avant l’heure,
  • une paternité qui pose problème,
  • une précarité imprévue,
  • des difficultés de logement
  • et des  tracas communs à toute époque !   
  • Que font Marie et Joseph ?

L’évangile, qui est la mise en écrit de la pédagogie divine, nous dit qu’ils écoutent leur cœur, la voix de leur conscience, et qu’ils avancent dans la confiance. L'amour infini de Dieu, auquel ils se réfèrent depuis toujours, garde le dessus et ils se maintiennent « dans leur chambre haute ». « Dieu est pour eux refuge et force »

Alors, contre toutes les conventions religieuses et les rumeurs mondaines, Joseph garde Marie - enceinte - avec lui. Une naissance dans la précarité, loin de chez eux.

Le bébé est en danger de mort. Il faut se réfugier en Egypte … C’est la situation de tous ceux qui fuient, siècles après siècles, la guerre, la répression, la misère, les catastrophes naturelles …

Et puis, il y a la traditionnelle Présentation de l’enfant au Temple, pour l’action de grâce. Trois générations  se retrouvent (comme aujourd’hui, chez nous, lors des baptêmes) : il y a les « anciens » et les parents qui font cercle autour de l’enfant en se demandant : « Que sera cet enfant ? »  

Pour Jésus, c’est Syméon qui donne la bonne réponse, parce qu’il attendait depuis très longtemps, dans le jeûne et la prière le Signe de l’Enfant promis par les prophètes. Et voilà que l’Esprit lui révèle qu’il est là sous ses yeux ! Aussitôt, il tressaille de joie et s’écrie : «Maintenant Ô Maitre souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, car mes yeux ont vu le salut que tu as préparé à la face des peuples ! Lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple ! ».

Syméon, atteste ainsi que Jésus est Celui qui réalise l'espérance de tout un peuple, Celui en qui les promesses de Dieu trouvent leur aboutissement.

Derrière Anne et Syméon, se profile toute une foule, se dessine l'histoire sainte des hommes et des femmes qui ont mis leur confiance, leur foi en Dieu : Grâce à la foi...

Derrière les paroles de Syméon, se profile aussi une autre foule, plus considérable, tous les peuples de la terre entière qui reconnaitront Jésus Christ comme la lumière qui éclaire tout homme.

  1. Ce matin, en contemplant la Sainte famille, nous pouvons rendre grâce pour nos racines, nos histoires saintes, nos origines. Et nous pouvons aussi, s’il le faut, offrir le « passif » de nos vies à la miséricorde.
    Rendre grâce aussi pour les trois générations de nos familles : grands-parents, enfants, petits-enfants.  On sait combien les grands-parents sont sollicités aujourd'hui et souvent ils reçoivent maintes confidences. Eux aussi participent, à leur manière, à la transmission de l'amour, de la foi. La famille est le lieu de transmission car la foi se transmet avant de s'apprendre.

  2. Ce matin, nous pouvons reprendre conscience que la famille est le lieu où l’on apprend la grammaire élémentaire de l'humanité :
  • apprendre à grandir ensemble dans la différence,
  • faire l'expérience du silence, de l'écoute, de la bienveillance et du pardon mutuel,
  • vouloir le bien de l'autre, pour que grandisse ce qu'il y a de meilleur en lui, dans le décentrement de soi et l'ouverture à l'autre.

Dieu venant habiter notre humanité, n'est pas venu vivre dans un écrin de velours, ni dans une bulle aseptisée : il s'est fait chair dans une famille, dans une bourgade, dans un pays et au sein d’un peuple !

Les relations que nous tissons que ce soit au sein d’une famille, d’une communauté religieuse, d’un groupe d’amis, en paroisse et en Eglise, doivent toujours faire grandir la grande famille des enfants de Dieu que Jésus a voulue.

Pour cela, il faut que le Christ et son esprit d’amour demeurent toujours en nous, pour que nous soyons capables de faire advenir ce qu’il nous a promis : la paix, son règne d’amour. La Paix entre nous tous, avec nous tous et dans ce monde aux désunions tellement préoccupantes.

"Pour faire un homme ou une femme, mon Dieu que c'est long" ! chantait Hugues Aufray dans les années 80 …. C’est encore vrai aujourd’hui, mais le monde est un terrain d’amour inépuisable, à condition  de l’ensemencer de divin,  en remontant sans cesse à la source de la sainte Famille. Amen !

P. Patrice Marivin


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