3ème dimanche de l'Avent

1ère homélie : messes de 18h30, 9h30 et 18h00

 Les lectures de ce 3ème dimanche de l’Avent nous rappellent la grandeur et les exigences du BAPTEME, de notre Baptême.

La grandeur du baptême

« Au milieu de vous, déclare Jean à ceux qui viennent à lui, se tient quelqu’un que vous ne connaissez pas… »
Par le baptême, le Christ Jésus se livre à nous pour nous faire vivre de sa vie, la vie de Dieu. C’est pour cela que le front du futur baptisé est marqué du SIGNE DE LA CROIX, le signe de l’identité chrétienne. Et l’EAU qui coule sur la tête du baptisé (l’eau, c’est la vie) est le signe que Dieu fait de nous des vivants, pour l’éternité.

« L’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’ONCTION » annonce le prophète Isaïe (1ère lecture).
L’HUILE qui a imprégné notre front est le signe que tout homme est sacré, façonné à l’image de Dieu. Cette affirmation de notre caractère sacré est si essentielle que l’onction d’huile sera renouvelée dans les sacrements de confirmation et de l’ordre ainsi que dans le sacrement de l’onction des malades.

« Le Dieu de la paix VOUS SANCTIFIE tout entiers (…) IL EST FIDELE, le Dieu qui vous appelle », écrit saint Paul aux premiers chrétiens, nouvellement baptisés. Sanctifiés en Jésus Christ dont « nous sommes revêtus », comme dit le rituel du baptême, malgré le nombre et parfois la gravité de nos défaillances et de nos péchés. Car c’est la sainteté de Dieu qui nous imprègne, Dieu « fidèle » qui compense en quelque sorte nos infidélités et qui nous offre inlassablement la RECONCILIATION dans le sacrement de l’ALLIANCE renouvelée qu’est le sacrement du pardon.

Les exigences du baptême

« Jean était venu comme témoin pour rendre témoignage à la LUMIERE, afin que tous croient par lui ». Notre CIERGE de baptême, allumé au cierge pascal, symbole du Christ ressuscité et vivant en nous, est le signe que NOUS SOMMES ENVOYES comme porteurs de la bonne nouvelle d’une libération toujours possible, « prêtres, prophètes et rois »,

  • PRETRES pour faire germer la justice et la louange,
  • PROPHETES pour porter la bonne nouvelle de la paix et de la joie,
  • ROIS pour libérer nos frères, par le service généreux, de toutes les servitudes.

« Priez sans relâche, discernez la valeur de toute chose, éloignez-vous de tout ce qui porte la trace du mal, et vous serez ainsi dans la JOIE », écrit encore saint Paul. La joie, qui et aussi la paix, l’esprit et le cœur en repos. « O Dieu, tu es mon Dieu, chante un psaume (Ps. 142), ton souffle est bienfaisant, qu’il me guide en un calme pays de plaines ! »

Qu’à l’approche de Noël le Seigneur nous établisse dans la paix pour que nous puissions accueillir sa joie, la joie qui fut celle de MARIE exprimée dans le Magnificat : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ! »

P. Jean-Baptiste JEGO

2ème homélie : messe de 11 heures

Dimanche de la JOIE ! Dimanche de GAUDETE !

avent 3dim c joie des captifsToute la liturgie de ce jour, les textes de la Parole de Dieu, nous montrent le chemin que nous avons tous à faire pour nous préparer à la JOIE de NOEL.

Vous avez entendu l'oraison d'ouverture : « Dirige notre joie vers la joie d'un si grand mystère, celui de la naissance du Fils de Dieu ».

L'autre jour, j'entendais, dans la rue, un « ado » dire à ses amis : "Je me suis bien éclaté hier soir à la soirée avec mes potes". « S'éclater » !

Et si la joie chrétienne était de l'ordre du mouvement inverse de celui de l'éclatement ? Un mouvement d'unification, de communion profonde avec la source de la joie.  S'éclater, c'est peut-être perdre notre identité profonde, nous oublier, nous disperser  !

Jean-Baptiste !  Un homme envoyé par Dieu, non pas un « rabat-joie », mais un Envoyé qui prépare le chemin de la joie véritable.

L’évangile nous le montre à l’écart, en dehors, à l’extérieur du brouhaha de la ville, dans le désert, parce que c’est là qu’il puise sa joie.

Pour nous qui lisons cela à quelques jours de Noël, ce portrait de Jean-Baptiste est hautement prophétique. Il vient nous dire de ne pas confondre joie et satisfaction, bien-être et abondance.

Regardons encore de plus près. Jean-Baptiste.se présente comme une simple voix qui crie dans le désert. Il n'attire pas à lui, mais il dirige le regard vers Celui qui vient derrière lui et qui fait toute sa joie intérieure : « c'est ma joie, et j'en suis comblé » écrit st jean en évoquant Jean-Baptiste. (Jn 3, 29).

Quel paradoxe : une austérité presque sauvage et un sentiment de joie !

Comment cela est-il possible?

Les lectures de ce dimanche, nous donnent une réponse.

Jésus est la Lumière et Jean-Baptiste nous montre cette Lumière. C’est lorsque nous arrêtons de nous  « regarder le nombril », de nous autopsier devant nos miroirs, pour lever les yeux vers les réalités d’en-haut, que nous apercevons la « Vraie Lumière ».

 « Levons les yeux, voici la vraie Lumière  … celle qui procure la joie, la paix, la confiance.

Lorsque les difficultés de la vie sont trop éprouvantes, (pensons aux victimes et aux familles endeuillées par l’accident de car scolaire), entrer dans une église, demeurer un moment devant la lumière de la Présence réelle, peut donner le courage de continuer d’avancer. La lumière de Jésus n'est pas artificielle, elle illumine  le coeur et elle le réchauffe. Jésus sera toujours source de la joie pour les cœurs brisés !

C’est l’expérience qu’a fait le peuple d’Israël, lorsqu’il était en exil, comme nous le dit Isaïe, dans la première lecture.

Sa mission de prophète s'enracine dans le dynamisme de l'Esprit de Dieu, pour CONSACRER et ENVOYER.  Plus tard, Jésus reprendra ce même passage d'Isaïe, lors de sa première prise de parole à la synagogue de Nazareth. Il proclamera que sa mission sera une mission de libération : il proclamera haut et fort qu’il faut que les portes s'ouvrent, que ce qui est fermé soit ouvert, que ce qui est blessé ou meurtri soit guéri !

Ce texte du prophète Isaïe, en termes plus théologiques, nous dit l'AVENEMENT MESSIANIQUE. Et le peuple répond à cela par un cri de joie "je tressaille de joie dans le Seigneur". Le  "je" est communautaire. C'est le Peuple de Dieu qui retrouve l'Alliance. La joie est ici une joie communautaire.

Dans le cantique qui tient lieu de psaume aujourd’hui, la Vierge Marie, elle aussi, laisse déborder sa joie devant la merveille qui se réalise par elle. Elle se réjouit de l'œuvre du Seigneur commencée en elle et déjà elle rend grâce pour les fruits à venir. « Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. » C’est le renversement des valeurs humaines : la joie est offerte aux pauvres et inaccessible aux nantis. Cela doit nous faire réfléchir …..

A son tour, saint Paul dans la 2è lecture, invite à la joie en soulignant que c’est la prière qui en est le point d’appui :  « prier sans relâche, rendre grâce en toute circonstance ».

La prière en effet permet :

  • De DISCERNER la valeur de toute chose : tout n'est pas important de la même manière.
  • De DISCERNER ce qui est bon, ce qui va permettre de grandir dans l'amour et dans la paix, ce qui va permettre d'unifier nos vies, nos personnes.

De plus, par la prière de confiance et de louange nous rejoignons l'attitude de Marie.

Il n'est pas facile de « rendre grâce en toute circonstance », par exemple lorsque certains de nos désirs sont contrariés, et surtout lorsqu'ils nous paraissent très légitimes. Notre réaction ne devrait pas être la révolte mais une écoute plus profonde de ce que le Seigneur veut nous dire à travers ce qui nous semble un obstacle.

Finalement « rendre grâce en toute circonstance » est un bon moyen «d'aplanir le chemin du Seigneur » à la manière de Jean-Baptiste, par l'audace de l'humilité. L'humilité est l'humus sur lequel la joie de l'Esprit peut donner tous ses fruits.

En ces jours de préparation à Noël, puissions-nous entrer davantage dans la joie étonnante de Jean-Baptiste le précurseur, et dans l’humilité de Marie et Joseph qui se préparent à accueillir Jésus, lui qui est la Vraie Lumière et qui est «   joie pour les cœurs qui cherchent Dieu ! »  AMEN.

P. Patrice Marivin


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