Rédigée par les sœurs du Carmel de Vannes à l'occasion de la fête de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus.

« Encore ! » Penseront peut-être certains parmi vous, paroissiens de la Cathédrale ou des paroisses voisines, en lisant cette page pour laquelle votre Equipe pastorale nous a vivement sollicitées.  C’est vrai que les occasions de parler de notre grande famille spirituelle dans l’Eglise se sont additionnées ces derniers temps !

En novembre 2016, eut lieu la béatification du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus dont la figure et l’œuvre furent évoquées par Cathédrale info N°65, accompagné du N°66 « Lumineuse spiritualité du Carmel ». Peu après, c’était le N° 67 « Rayonner Dieu : le message d’Elisabeth de la Trinité »  alors canonisée par le pape François.    

Au long du mois d’août, l’EXPO « Sainte Elisabeth de la Trinité » a pu permettre à de nombreux visiteurs sans doute, de découvrir dans le déambulatoire de la Cathédrale le visage radieux de notre sœur carmélite de Dijon. Vous n’avez peut-être pas oublié son regard venu comme « d’ailleurs » et qui semble vouloir éveiller notre propre « profondeur ».

Expo qui a également séjourné dans les églises Saint-Patern, de Saint-Vincent-Ferrier, et continue de circuler dans le diocèse.

Et voici le 1er octobre, date de la fête de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus qui coïncide cette année avec un Dimanche. Normal que les communautés du Carmel, en France notamment, marquent cette célébration de manière festive : l’Equipe Pastorale de la Cathédrale a choisi de le faire elle aussi !

Une bonne raison à cela : deux anniversaires qui ont du sens :

Il y a 120 ans…

Le 30 septembre 1897, Thérèse, âgée de 24 ans et 9 mois, achevait, à l’infirmerie du Carmel de Lisieux, sa vie brève mais tellement dense.

Quelques mois auparavant, elle écrivait ces mots étonnants : « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie. »

Thérèse serait-elle tentée d’occulter la mort ? Sûrement pas. Après 18 mois de progression lente puis foudroyante de la tuberculose qui ravage son organisme entier, son agonie va être rude. La souffrance, celle du corps, du cœur et de l’âme, elle  connaît ! La mort physique, oui, elle va la traverser, mettant sa main dans celle de Jésus, son Seigneur Ressuscité qui, avant nous, a passé le gué. Oui, avec Lui, la mort n’est pas un trou noir, un vide, elle est le porche de la VIE…

Quel écho ces mots peuvent-ils avoir en notre temps ? A chacun de nous de les recevoir, d’y croire, de les répercuter... Il y a tant besoin de donner sens à la vie !

Vivons donc ensemble ce bel anniversaire et demandons beaucoup de grâces à Thérèse, pour nous, pour nos proches, pour tant de frères en quête d’espérance.

Il y a 20  ans…

Le 19 octobre 1997, la petite normande était déclarée « Docteur de l’Eglise », un titre réservé à des saints et saintes (Thérèse est la 3ème femme à le recevoir) qui ont signé une œuvre écrite importante par sa valeur spirituelle et théologique. C’est sur de simples cahiers d’écolier que notre sœur a écrit le récit de sa vie, best-seller traduit en de multiples langues. Nous sont parvenus aussi sa correspondance avec ses proches, ses poésies, etc… Parole simple mais forte, véritable « lumière au seuil du 20ème siècle »... et du 21ème  comme l’ont redit depuis tous les papes.

Son message ?

Thérèse est allée droit au cœur de l’Evangile. Guère encouragée par son entourage et l’ambiance de son époque, mais guidée par l’Esprit-Saint, elle redécouvre que  Dieu est, dans son être même, MISERICORDE, que, sans cesse, où que nous en soyons de notre vie, nous sommes portés par un Amour qui nous précède. Par sa confiance audacieuse, quel chemin de vie sa « petite voie » a ouvert aux pauvres,  aux « paumés »  de toutes sortes, à ceux qui ont du mal à se croire aimés !

Thérèse, devançant Vatican II, a comme « démocratisé » la sainteté : tous y sont appelés !  Si sa propre vocation au sein de l’Eglise est d’être une femme consacrée, carmélite, Thérèse reste avant tout une baptisée, voulant vivre à fond son identité et sa  mission de chrétienne. Dans le quotidien souvent banal de la vie du cloître, elle vit en disciple de Jésus qui se laisse constamment enseigner, convertir par l’Evangile « où elle trouve tout », dit-elle.

Les exemples concrets de ses combats dans la Foi comme dans la vie fraternelle peuvent rejoindre tout un chacun, quelle que soit sa situation familiale, professionnelle, relationnelle…

Thérèse demeure un modèle de ce que le pape François nous appelle à être avec urgence en notre temps : des disciples-missionnaires, des disciples apôtres de l’Amour qu’ils ont rencontré.

Quelle place a Thérèse dans notre vie de carmélites aujourd’hui ? 

A cette question qui nous a été récemment posée, nous répondrons volontiers ceci :

  • Jeunes, combien nous avons aimé le visage jeune de Thérèse, sa fougue, son audace, son amour sans limite ! Entendant comme elle l’appel à la vie cachée du Carmel, elle nous entraînait à ne pas craindre de nous engager, à passer outre les 1ères difficultés du chemin, à désirer remplir d’amour tout ce que nous pouvions vivre, au long des jours faits de prière, de temps de solitude, de travail manuel, de relations fraternelles. 
  • Adultes, nous avons admiré encore plus la sagesse et la maturité exceptionnelle de notre soeur. Sa « petite voie » d’enfance spirituelle n’a en effet rien de puéril :
    C’est comme si Thérèse avait parcouru en accéléré un chemin que nous autres, adultes, mettons bien du temps à accomplir !
    Il nous faut nous heurter longtemps à nos faiblesses, nous bagarrer avec nos limites…avant de nous comporter enfin comme des enfants, pécheurs, pardonnés, gratuitement aimés !
    Thérèse, une femme forte,  qui nous a appris la persévérance, le courage de « durer » dans l’aventure de l’amour.
  • Aujourd’hui, alors que nous sommes sœurs âgées, Thérèse nous demeure encore tellement proche !

Parce qu’elle n’est étrangère à aucune situation ou souffrance. Parce que, libre, détachée, elle a fait l’expérience de ne pas s’accrocher à ce que les circonstances lui enlevaient. Parce qu’au plus noir de sa nuit intérieure, elle « s’est assise à la table des pécheurs » et  a continué, avec joie, de « chanter ce qu’elle  voulait croire ».

Parce que, sûre de Jésus, elle a reconnu que tous ses désirs fous que lui-même avait fait naître en elle, Il les avait réalisés. Etre missionnaire, être docteur, martyre ! Jusqu’au désir de mourir d’amour.  

Nous ne pouvons que remercier le Seigneur de nous l’avoir donnée pour sœur, pour amie, qui comprend et compatit, qui secoue et interpelle aussi ! Avec elle, pas question de s’appesantir sur soi-même ou de capituler.

Nous rendons grâce de ce qu’elle soit « sœur universelle », manifestant sa présence et son intercession de manière parfois surprenante, en tous milieux, tous pays.

Paroles de Thérèse

« Avec quelle joie profonde je répétais ces paroles : « C’est pour toujours que je suis ici !... » Ce bonheur n’était pas éphémère, il ne devait point s’envoler avec les illusions des premiers jours. Les illusions, le bon Dieu m’a fait la grâce d’en avoir aucune en entrant au Carmel : j’ai trouvé la vie religieuse telle que je me l’étais figurée, aucun sacrifice ne m’étonna et cependant, vous le savez, mes premiers pas ont rencontré plus d’épines que de roses ! … ~ ( Manuscrit A)

« Malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les Prophètes, les Docteurs, j’ai la vocation d’être Apôtre… je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom…je voudrais être missionnaire, non seulement pendant quelques années mais jusqu’à la consommation des siècles. Mais par-dessus tout, ô mon Bien-Aimé Sauveur, je voudrais verser mon sang pour toi jusqu’à la dernière goutte…A mes folies, que vas-tu répondre ?... Enfin, je compris que l’Amour renfermait toutes les vocations…Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’Amour, ainsi je serai tout, ainsi mon rêve sera réalisé… ~ (  Manuscrit B).

« Ce qui plaît au bon Dieu dans ma petite âme, c’est de me voir aimer ma petitesse et ma pauvreté, c’est l’espérance aveugle que j’ai en sa miséricorde…Voilà mon seul trésor… Mais consentir à rester pauvre et sans force, voilà le difficile ! ~ ( Lettre).

« Jésus permit que mon âme fut envahie des plus épaisses ténèbres…Il faut avoir voyagé dans ce sombre tunnel pour en comprendre l’obscurité...Je crois avoir fait depuis 1 an plus d’actes de foi que pendant toute ma vie … ~    ( Manuscrit C)

« Jamais je n’aurais cru qu’il était possible de tant souffrir, jamais, jamais ! Je ne puis m’expliquer cela que par les désirs ardents que j’ai eus de sauver des âmes  ~ (30 septembre 1897, quelques heures avant sa mort.)

 Télécharger la feuille  : Lettre du Carmel cathédrale-info N° 70


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