En ce temps de confinement, l'équipe pastorale souhaite établir un lien de prière et de réflexion avec tous les paroissiens et ceux qui lui font l'honneur de leur amitié.
Pour cela, vous trouverez chaque jour un texte de partage à partir des lectures du jour, notamment de l'évangile.

Dernière Lampe allumée du confinement

Lampe spéciale « famille » : l’Avent

C'est le thème de l'attente, du Dieu à-venir, du Dieu-avenir. Les textes de l'Ancien Testament sont remplis de cette attente, l'Evangile ne l'est pas moins : pourtant entre les deux, Jésus est venu ! Pourquoi ce Dieu qui se fait désirer, qui peut revenir le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin (Mc 13, 33-37) ? Pourquoi, chaque année, ce temps d'attente ?

La réponse se trouve dans l'Evangile de Jean (1, 19-28): « Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas. » Accepter l'attente, c'est accepter de ne jamais connaître tout à fait quelqu'un. N'est-ce pas la condition sine qua non de l'Alliance ? Ce Dieu qui part en voyage fait penser à celui qui s'est retiré le septième jour pour laisser la place aux hommes. C'est un Dieu-jardinier  qui est patient pour que tous nous ayons le temps de nous convertir . Un Dieu annoncé par celui qui a fait place à l'essentiel : Jean-Baptiste.

Durant ce temps de l’Avent, on doit se réveiller, se secouer et changer son cœur. Alors, chaque semaine, choisissons une attitude d’amour pour Dieu et pour notre prochain.  Comment redonner autour de nous toute la lumière que Jésus dépose en nos coeurs ? A la maison ? dans nos familles ? à l'école?...

Réfléchir à partir d’une histoire vraie :  La carte de dignité

dessin sdf dans la rueUn jeune photographe a choisi de faire des photos de SDF. Il arrive à en faire de magnifiques. Mais comment s’y prend-il pour faire voir la beauté de ces gens que la vie malmène au point qu’il est bien difficile de les trouver agréables à regarder ou à fréquenter ? Il s’assied auprès d’eux, auprès d’elles, passe du temps à les regarder, à leur parler et c’est seulement après qu’il choisit un angle de vue. Il ne change rien à leur apparence, il les prend tels qu’ils sont. Quand il a pris la photo, il en fait une carte -comme une carte d’identité- qu’il appelle « carte de dignité ». Il l’offre à ceux qui ont été ses modèles et qui en sont très fiers et très émus. 

Y a-t-il quelque chose dans cette histoire qui te fait penser à l’évangile d’aujourd’hui ?

  • Dans cette histoire, qui est le veilleur ?
  • Qui est celui que le veilleur arrive à voir malgré le noir, malgré la nuit ?

priere c singer attends moi seigneur

Lampe allumée du vendredi  27 novembre

Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les … »

Signes par milliers.

bourgeons magnoliaIl est réconfortant de voir Jésus enseigner ses disciples avec simplicité en les invitant à regarder la nature autour d’eux et à faire preuve de bon sens et de discernement. Le moindre évènement qui survient dans le monde, n’est pas vain, parce que « Tout est lié » comme le dit le pape François.

Nous savons bien que ce ne sont pas les feuilles du figuier ni les bourgeons qui  font l’été, mais nous sommes sûrs qu’ils sont le signe d’une puissance de vie qui irrigue la nature. De même, nous sommes sûrs que les signes par milliers d’amour, de paix, de fraternité, qui sont semés autour de nous, dans les hôpitaux, les EPHAD, les écoles, les associations et dans l’Eglise, manifestent la force prodigieuse de l’Esprit-saint, qui travaille le monde pour faire grandir le royaume de Dieu.

Car le Royaume de Dieu n’est pas une réalité utopique, lointaine, inaccessible, qui tarde à venir, il est au contraire tout près de nous. A nous de regarder au bon endroit avec un œil qui voit clair.  Mais souvent, nous avons peur. Nous voyons ce qui ne va pas, au lieu de voir ce qui va bien. Et cela nous décourage. Alors Jésus nous donne une parole d’encouragement : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. », autrement dit, « Je serai toujours avec vous. »

Jésus nous invite donc à lutter contre la morosité. Certes, tout ne va pas bien, mais tout ne va pas mal ! Dieu est toujours à l’œuvre par sa Parole, par sa présence eucharistique et par son Esprit aux Sept Dons sacrés.

Regardons aujourd’hui, l’œuvre de Dieu en notre cœur, en notre vie, et demandons-lui de comprendre à quel point il nous aime et veut vivre avec nous et en nous !

Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force : ils vont de hauteur en hauteur
. (Ps 83)

Lumière allumée du 26 novembre

Confinement - lumière allumée du 25 novembre

echelle vers dieuL’évangile de ce jour en saint Luc 21, 12-19, continue à nous préparer aux fins dernières avec toute une série de perspectives peu réjouissantes à vue humaine, voire même un peu anxiogènes. Toute notre humanité se crispe en essayant de comprendre comment et pourquoi de telles épreuves.

Première constatation: c’est « à cause de mon nom. » Ce nom de Jésus qui a été invoqué sur nous lors de notre baptême quand nous avons été plongés dans la mort et la résurrection du Christ ; ce nom indélébile, inscrit pour toujours au plus profond de notre être et dans chacune de nos cellules ; ce nom en qui nous avons la vie éternelle. Pour ce nom, aujourd’hui encore dans certains pays, des hommes, des femmes et des enfants sont emprisonnés, torturés et parfois tués. Sans attendre d’en arriver là, posons-nous un instant la question de la place de notre foi, de notre adhésion au Christ et de la mise en œuvre de son évangile, dans chacune de nos vies : quel rang cela occupe-t-il dans mes choix ? Est-ce vital pour moi ou bien plus secondaire, peut-être même anecdotique ?

Deuxième constatation : « Cela vous amènera à rendre témoignage. » De par notre baptême nous sommes devenus « prêtre, prophète et roi ». Le témoignage n’est pas une option facultative pour « super-chrétien » que certains auraient cochée et pas les autres ! En tant que membre du Corps du Christ nous avons à rendre compte de notre foi et de notre attachement à la personne de Jésus : pas occasionnellement, ou lorsque les circonstances s’y prêtent, mais chaque jour et jour après jour. Heureusement, pour cela, il n’y a pas forcément besoin de mourir en martyr. Chacun à notre façon, avec ce que nous sommes, nous pouvons, non seulement par nos paroles, mais aussi par nos actes, par nos choix, donner à voir Celui qui nous fait vivre. Comme le pape François nous y invite, ayons à cœur d’être des témoins joyeux de l’évangile. Soyons sans crainte, nous ne sommes pas seuls, livrés à nos propres forces ; l’Esprit-Saint nous est promis et il ne faillit jamais : » c’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister, ni s’opposer. »

« C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » Quelle belle illustration de ce verset que cette échelle de saint Jean Climaque, moine orthodoxe du VI – VIIè siècle, où l’on voit de pauvres moines gravir péniblement l’échelle de la sainteté qui mène au ciel en étant sans cesse attaqués par de multiples diablotins qui s’amusent à les faire chuter. Et l’on voit que celui qui a atteint le plus haut degré de sainteté et s’apprête à mettre un pied en paradis demeure encore sous leur menace. Il en va ainsi pour chacune de nos vies : quand bien même nous n’aurions pas à subir les périls relatés dans cet évangile, nous sommes tous et sans cesse en proie à toutes sortes d’influences qui entravent notre vie chrétienne, parfois jusqu’à nous en détourner. Si en cette fin d’année liturgique, la Parole de Dieu nous appelle avec insistance à la vigilance et à la persévérance, c’est que rien n’est acquis une fois pour toute ; jusqu’à notre dernier soupir, nous avons à faire effort pour rester fidèles, dans les petites comme dans les grandes choses : à le choisir Lui contre vents et marées et à le servir en nous mettant, comme Jésus nous l’a appris, au service les uns des autres.

LUMIERE ALLUMEE POUR LE MARDI 24 NOVEMBRE

« QUAND VOUS ENTENDREZ PARLER DE GUERRES OU DE DESORDRES, NE SOYEZ PAS TERRIFIES »

« Comme certains parlaient du temple, de belles pierres et des ex-voto qui le décoraient, Jésus leur déclara : «  Ce que vous contemplez, des jours viendront où il ne restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit ».On peut pressentir la stupeur des auditeurs de Jésus en imaginant que cette prophétie concerne notre propre cathédrale, avec sa magnifique architecture et ses œuvres d’art (*). C’est d’ailleurs ce qu’ont vécu nos frères parisiens à Notre Dame.

Mais « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai » dit aussi Jésus (Jean 2, 22). Ce ne sont en effet  pas des pierres que nous venons adorer. Mais le Dieu vivant, le Dieu qui resplendit de sa seule Miséricorde, qui se laisse voir et même toucher dans son humilité.

Tout ce qui est humain périra un jour, sauf l’amour. La fin des temps, comme la fin de toute vie, ne sera pas sans rupture douloureuse. Mais la promesse de Jésus « du monde d’après », pour ceux qui l’auront accueilli, est celle d’un monde nouveau, la victoire définitive de l’amour, la consolation des pauvres et le commencement d’une éternité de joie en sa Présence.

Les textes de ces derniers jours qui précèdent l’avent, à la fin du temps « ordinaire », nous tournent donc vers ces jours ultimes de notre humanité. Et la parole de Jésus a pour but de nous provoquer à des choix décisifs.

« La vie est le temps des choix forts, décisifs, éternels », déclarait le pape François ce dimanche, fête du Christ Roi. Une exhortation à poser « des grands choix » et non pas « des choix banals » qui « mènent à une vie banale ». « Nous ne sommes pas faits pour rêver des vacances ou de la fin de semaine, mais pour réaliser les rêves de Dieu en ce monde ». « Ce sont les œuvres de miséricorde, qui rendent éternelle notre vie ».

En ces temps perturbés, que l’Esprit Saint nous conduise à mettre en pratique ce choix de la miséricorde, le choix de la vie éternelle, car seul l’amour ne passera pas.

(*) Ces œuvres d’art sont d’ailleurs à redécouvrir sur le site internet de notre paroisse, grâce au superbe travail de photographie effectué en 2010 par Jacques CHOPIN, et  qui met en lumière bien des détails qui nous échappent à l’œil nu. https://www.cathedrale-vannes.fr/index.php/patrimoine/la-cathedrale/les-statues-de-la-cathedrale

Lampe allumée du lundi 23 novembre

« Elle a donné tout de qu’elle avait. » (Lc 21, 1-4)

parabole veuve piecettesQui que nous soyons, des chanceux à l’abri des difficultés économiques ou des désespérés de la crise sanitaire qui empêche de travailler, ce passage d’évangile peut susciter une incompréhension :

« Tout donner, comme la pauvre veuve jusqu’à l’indigence ? Waouh … quand même pas ! » 

 En effet :

  • Ceux qui vivent dans l’abondance, savent bien que la générosité dont ils font preuve souvent à l’égard des associations caritatives, ne va jamais jusqu’à mettre en péril leur train de vie.
  • Et ceux qui vivent de la solidarité depuis des mois, voire des années, parce qu’ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts, n’imaginent même pas que Dieu puisse leur demander de donner tout jusqu’au moindre Euro.

Rassurons-nous ! Jésus ne nous demande pas de mettre nos vies matériellement en péril ! Il y a déjà assez de pauvreté sur la terre. Mais il nous invite à regarder comment cette pauvre veuve donne : sans ostentation, mais, de tout son coeur.

Récemment, les journaux ont révélé la générosité d’un SDF, Jojo, 57 ans dormant dans la rue depuis 7 ans et qui a donné 150€ en petites pièces aux sinistrés de la Vallée de la Roya. C’était tout ce qu’il avait pu économiser en vendant des journaux dans la rue.

Jojo et la veuve du temple ont suscité l’admiration parce que l’un et l’autre ont donné de tout leur cœur. Pas grand-chose, leurs piécettes sont certainement des gouttes d’eau dans l’océan des pauvretés mais elles ne sont pas vaines et Jésus le sait.

A nous d’agir de la même manière que les humbles et les petits qui passent inaperçus dans notre monde. Avec peu d’argent, ils vivent souvent une solidarité au quotidien, faite de gestes gratuits, insignifiants. En les regardant vivre on comprend mieux qui est Dieu. Et  ensuite on voit Dieu en eux, avec eux, par eux.

Lumière allumée du 20 novembre

Seigneur, je désire te dédier ce moment de prière pour être avec Toi, moi tout entier, avec mon âme et mon esprit, mon cœur, mon intelligence et ma volonté. Ce n’est pas toi qui en as besoin, c’est moi qui ai besoin de Toi. Viens Seigneur Jésus.

"De la maison de Dieu vous avez fait une caverne de bandits" (Luc 19 45-48)
En faisant allusion à cet évangile dans différentes homélies, le pape François a proposé une véritable méditation sur le « véritable sens du temple ».
Pour lui le message de fond « est très important : le temple comme un lieu de référence de la communauté, lieu de référence du peuple de Dieu ». Et dans cette perspective, le Pape a aussi fait revivre « le parcours du temple dans l’histoire », qui « commence avec l’arche ; puis sa construction par Salomon ; ensuite, il devient un temple vivant : Jésus Christ le temple. Et il finira dans la gloire, dans la Jérusalem céleste ».
« Le temple est le lieu où la communauté va prier, louer le Seigneur, rendre grâce, mais surtout adorer ». En effet, « dans le temple on adore le Seigneur. Cela est le point important » a réaffirmé le Pape. Et cette vérité vaut pour chaque temple et pour chaque cérémonie liturgique, où ce qui « est le plus important est l’adoration » et non « les chants et les rites », pour autant qu’ils soient beaux. « Toute la communauté réunie, a-t-il expliqué, regarde l’autel où l’on célèbre le sacrifice et elle adore. Mais je crois, je le dis humblement, que nous les chrétiens avons peut-être un peu perdu le sens de l’adoration. Et nous pensons : nous allons au temple, nous nous rassemblons comme frères, est cela est bon, est beau. Mais le centre est là où se trouve Dieu. Et nous adorons Dieu ».
En outre, a poursuivi le Pape, « saint Paul nous dit que nous sommes des temples de l’Esprit Saint : je suis un temple, l’esprit de Dieu est en moi. Et il nous dit aussi : n’attristez pas l’esprit du Seigneur qui est en vous ». Dans ce cas, a-t-il précisé, nous pouvons parler d’« une sorte d’adoration, qui est le cœur qui cherche l’esprit du Seigneur qui est en lui. Et il sait que Dieu est en lui, que le Saint-Esprit est en lui et il écoute et le suit. Et ainsi, a expliqué le Saint-Père, « dans ces deux temples — le temple matériel, lieu d’adoration et le temple spirituel en moi, où habite l’Esprit Saint — notre attitude doit être la piété qui adore et écoute; qui prie et demande pardon ; qui loue le Seigneur ».

temple adoration

Lumière allumée du 19 novembre

Lumière allumée du 18 novembre

L’évangile de ce jour nous redonne la même parabole que dimanche dernier, mais cette fois en Saint Luc : un maître part en voyage et confie la gestion de ses biens à ses serviteurs …
Lors de l’Angélus de ce même dimanche, voici comment le pape François nous interpelait :

« Aujourd’hui encore, c’est d’actualité … l’Église nous dit, à nous, chrétiens : « Tends la main aux pauvres… Tu n’es pas seul dans la vie: il y a des gens qui ont besoin de toi. Ne sois pas égoïste, tends la main aux pauvres ». Nous avons tous reçu de Dieu un «héritage» en tant qu’êtres humains, une richesse humaine, quelle qu’elle soit. Et en tant que disciples du Christ, nous avons également reçu la foi, l’Évangile, l’Esprit Saint, les sacrements et beaucoup d’autres choses. Ces dons doivent être utilisés pour faire le bien, pour faire le bien dans cette vie, comme un service à Dieu et aux frères. Et aujourd’hui, l’Église te dit, nous dit : « Utilise ce que Dieu t’as donné et regarde les pauvres. Regarde: il y en a beaucoup; même dans nos villes, au centre de notre ville, ils sont si nombreux. Faites du bien ! »

Nous pensons parfois qu’être chrétien c’est ne pas faire de mal. Et ne pas faire de mal, c’est bien. Mais ne pas faire le bien ce n’est pas bon. Nous devons faire du bien, sortir de nous-mêmes et regarder, regarder ceux qui en ont le plus besoin. Il y a beaucoup de faim, même au cœur de nos villes, et souvent nous entrons dans cette logique de l’indifférence : les pauvres sont là, et nous regardons ailleurs. Tends la main aux pauvres : c’est le Christ.
Certains disent: « Mais ces prêtres, ces évêques qui parlent des pauvres, des pauvres … Nous voulons qu’ils nous parlent de la vie éternelle ! »
Regarde, frère et sœur, les pauvres sont au centre de l’Évangile ; c’est Jésus qui nous a appris à parler aux pauvres, c’est Jésus qui est venu pour les pauvres. Tends la main aux pauvres. Tu as reçu tant de choses et tu laisses ton frère, ta sœur mourir de faim ? »

Puissions-nous chacun laisser cet appel résonner en profondeur dans nos cœurs et trouver les moyens adaptés pour y répondre au mieux.

LAMPE ALLUMEE DU MARDI 17 NOVEMBRE

 AUJOURD’HUI IL FAUT QUE J’AILLE DEMEURER DANS TA MAISON

La rencontre de Zachée avec Jésus est de celle qui bouleverse une vie ! Elle est le fruit d’un désir, celui de Zachée, simplement de : « voir Jésus qui allait passer par là» ; et surtout celui du regard de Jésus et de sa parole « Zachée, descends vite : aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison ».

Aujourd’hui, en ces temps de confinement, beaucoup d’entre nous sont tenus de rester dans leur maison. Et si c’était l’occasion, à notre tour, d’inviter Jésus à y demeurer ?

Il serait peut-être encore assez facile de l’inviter à entrer dans notre séjour, bien balayé et rangé pour l’occasion. Mais oserions-nous aller plus loin, lui permettre de voir de quoi nous nous nourrissons dans notre cuisine,  ou de quoi nos rêves sont faits dans notre chambre, ou pire encore , quels « cadavres » trainent dans notre cave et quels trésors inavouables dans nos greniers ?

Jésus ne force jamais notre porte. Il n’entre pas par effraction dans notre intimité. Il se « tient à la porte et il frappe ». Alors, quand il pose avec bienveillance son regard sur nous, comme sur ce grand pécheur qu’était Zachée, et qu’il frappe à la porte de notre cœur, allons-nous lui ouvrir toutes grandes les portes de nos maisons intérieures, pour que sa lumière y entre, jusque dans les moindres recoins, en y chassant l’obscurité ? Et que le vent frais de son Esprit vienne y faire toute chose nouvelle ? Alors, dit Jésus « j’entrerai chez lui, je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi «  (1ère lecture Ap 6, 21)

Alors, comme Zachée, avec Jésus la joie entrera dans notre maison.

porte maison ouverte

 Lampe Allumée du lundi 16 novembre

Guérison de l’aveugle de Jéricho (Luc 18 35-43)

aveugle jericho cathedrale autun
L'aveugle de Jéricho - Cathédrale d'Autun

Jésus marche. Il est debout, entouré d'une foule.
L’aveugle est assis au bord du chemin, seul, isolé, mis à l'écart.

D'un côté, Jésus dans la lumière, la vie, le don.
De l'autre côté, l’aveugle dans la mendicité, la passivité, l'obscurité.

On pourrait se dire que le mendiant est habitué à sa condition et qu’il ne pense à rien. Erreur ! Ce que nous ne voyons pas c'est son cœur de mendiant, ses pensées, sa foi qui sont grosses comme des pastèques, parce que mûries d’espoir ….

Le mendiant entend dire que Jésus de Nazareth passe devant lui !
Alors, il crie son désir, sa foi : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi! »

Quelle prière ! C’est celle que nous disons à la messe « Kyrie Eleison ». L'aveugle croit plus fort que la foule ! Dans son cœur, il voit clair !
La foule ne voit pas comme l'aveugle, alors elle lui demande de se taire ! Elle lui demande de ne pas crier sa foi !

Jésus appelle l'aveugle et lui demande ce qu'il veut. L'homme répond sans hésiter: « Je veux voir ! » Non pas, j’aimerai bien voir, mais « Je veux voir ». C’est une demande ferme, volontaire, adossée à une foi qui ne tergiverse pas.
Jésus guérit l'aveugle qui voit illico la Lumière qui est devant lui.
Son obscurité vaincue, il suit Jésus sur le chemin, car il sait maintenant où il va et avec qui il va !

Prière :

  • Jésus, augmente en moi la foi !
  • Jésus, fais que par ta lumière je vois la Lumière.
  • Jésus apprends-moi à dire ma foi.
  • Jésus donne-moi de te suivre.

Lampe allumée du dimanche 15 novembre

Image réalisée au caté par les enfants de CE2  de l'école Jehanne d'Arc qui ont découvert la beauté de la vie avec prière de Mère Teresa.

lampes allumees enfants ce2

Lumière allumée du samedi 14 novembre 2020

PRIER SANS SE DECOURAGER

Pandémie mondiale, confinement, environnement, élections américaines, menaces terroristes : les sujets d’inquiétude sont nombreux. Dieu entendra t’il toutes nos prières, pour nos proches et pour nos frères les plus affectés ?

« Priez sans vous décourager », dit Jésus, dans l’évangile de ce jour.

« On doit toujours prier, même quand tout semble vain, quand Dieu nous apparaît sourd et muet et qu’il nous semble perdre notre temps », disait le pape ce 11 Novembre. « L’insistance dans la prière ne sert pas à « informer » Dieu ni « à le convaincre, mais elle sert à alimenter en nous le désir et l’attente ».
« Sans le Christ, nos prières risqueraient de se réduire à des efforts humains destinés, la plupart du temps, à l’échec. Le Christ est tout pour nous, même dans notre vie de prière. C’est pourquoi le chrétien qui prie ne craint rien. »

La véritable prière est le fruit de l’Esprit Saint qui nous transforme. Dans ce cœur à cœur avec Dieu, la paix nous est donnée. Et si les chrétiens, au milieu des troubles de ce monde, étaient porteurs de cette paix et de cette confiance inébranlable en son Amour infini, le monde irait déjà beaucoup mieux. Quelle belle mission, à la portée de tous !

couvent st francois assisePhoto : ASSISE – Couvent Saint François

Lampe allumée du vendredi 13

En ce temps là, Jésus disait à ses disciples …. « Cette nuit-là, deux femmes seront ensemble en train de moudre du grain : l’une sera prise, l’autre laissée. » Luc 17, 36-37

Mystère de nos existences, nous en connaissons tous la fragilité : un accident, un AVC, un tremblement de terre, un ouragan, un attentat, un incendie, un virus inconnu qui stupéfie le monde ….

Certains s’en sortent, d’autres y restent. C’est la faute à personne, et rien n’est écrit à l’avance. Même si parfois, elle est douloureuse et insupportable, inattendue, soudaine, la mort n’est jamais une punition, mais un passage vers Dieu.

Le Mahatma Gandhi disait à ses amis «  Vis aujourd’hui, comme si tu devais mourir demain. » Il reprenait ainsi la parole de Jésus. « Veillez, tenez-vous prêts, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Et nous pouvons ajouter : « Veillons et rendons grâce à Dieu pour la vie reçue et pour cette journée qu’il nous donne de vivre avec avec lui et avec nos frères et ... qu’elle nous rapproche du rendez-vous final où nous contemplerons le visage de Dieu face-à-face. »

« Je ne sais ni le jour ni l’heure, mais je sais que c’est Toi Seigneur »

Lampe allumée du jeudi 12 novembre 2020

Musique :  Amanecer - Orgue et bombarde, par Jean-Pierre Maudet et François Gouthe

Lampe allumée du mercredi 11 novembre 2020

« L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix.
Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce... » ( Lc17, 15-16 )

Savoir dans nos vies si occupées, voire encombrées, prendre le temps de s’arrêter et de regarder sa journée, sa semaine, sa vie ; pour y repérer, y discerner le passage, l’œuvre du Seigneur, ainsi que dans celle de ses proches, dans son Eglise, dans sa création, dans notre monde en souffrance.
Nous qui, dans notre prière, personnelle et communautaire, faisons, et à juste titre, monter vers Dieu tant de demandes, nous qui nous efforçons, tant bien que mal, de suivre ses commandements et de les mettre en pratique, ne soyons pas de ces enfants oublieux et ingrats qui trouvent normal de recevoir sans cesse sans jamais dire merci.
Inspirés, habités, guidés par l’Esprit-Saint, laissons jaillir de nos cœurs une immense gratitude pour tous les bienfaits dont nous sommes les bienheureux dépositaires : pas seulement pour les grandes grâces exceptionnelles, plutôt faciles à identifier, mais aussi pour tous ces petits « rien » du quotidien qui passent si souvent inaperçus et qui, au bout du compte, réchauffent nos cœurs comme autant de modestes étincelles qui nous disent l’amour brûlant du cœur de notre Dieu. Alors, sachons lui dire merci : une fois en passant, à l’occasion, c’est le minimum ; ou bien plus souvent, de manière régulière, pourquoi pas chaque jour ou même plusieurs fois par jour ! Apprenons à reconnaitre ses merveilles et à lui exprimer notre reconnaissance. Tout simplement, spontanément, à la manière des tout-petits, pour réjouir son cœur de Père.
« Sois loué, Seigneur, pour ta grandeur, sois loué pour tous tes bienfaits.
Gloire à Toi, Seigneur, tu es vainqueur, ton amour inonde nos cœurs.
Que ma bouche chante ta louange… »


LAMPE ALLUMEE DU MARDI 10 novembre

La Parole du Seigneur peut nous paraitre un peu rude certains jours! C’est sans doute le cas aujourd’hui... Et pourtant, lorsque des parents ont travaillé toute la journée pour nourrir leur famille, souvent dans des conditions difficiles, et le soir doivent encore prendre soin de leurs enfants, assumer les tâches ménagères et administratives multiples, veiller sur leur parents âgés, etc..., ils ont le sentiment de n’avoir fait que leur devoir.

Pourquoi ? Parce qu’ils l’ont fait par amour, tout simplement. C’est le secret du don de soi que le Seigneur attend de nous:  “Aimer c’est tout donner”. Jésus en a donné l’exemple lui-même, en se faisant serviteur, et en donnant tout, jusqu’à sa propre vie, pour nous. Mais la récompense de ce service quotidien, c’est déjà la joie d’aimer.

Celle qui nous sera donnée en plénitude, si nous avons fait fructifier un tant soit peu ses propres dons: “Très bien, bon et loyal serviteur, entre dans la joie de ton maître”(Mat 25,23).

Lampe allumée du lundi 9 novembre

« Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » (Evangile Jean 2, 13-22)

Il y a commerce et commerce. Certaines personnes anonymes abritées derrière quelques réseaux sociaux font commerce de leur idéologies mortifières en se targant d’être les défenseurs du Temple dont ils pensent être les propriétaires. Et ils tuent des priants venus rencontrer leur Dieu d’amour dans le silence de leur église de quartier.  « Pardonne-leur Seigneur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. »

En ce temps de confinement qui nous prive de fréquenter nos  lieux de culte, faisons nôtre aujourd’hui cette invitation de saint Paul (2è lecture) : « Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu  et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? ». Prions aujourd'hui, avec les mots de Sainte Elisabeth de la Trinité pour être davantage Temple de Dieu :

O MON DIEU, TRINITE QUE J'ADORE,
Aidez-moi à m'oublier entièrement pour m'établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l'éternité. Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de vous, ô mon immuable, mais que chaque minute m'emporte plus loin dans la profondeur de votre mystère.

Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos.
Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. 


Cathédrale Saint-Pierre de Vannes

Ouverte tous les jours de 8h30 à 19h00 sans interruption.

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L'équipe pastorale

groupe ep 2020 vignette

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