Vitrail de l'église Good shepherd-Atlanta - unsplash

Textes bibliques

Ancien Testament

  • Extrait du livre du Lévitique (Chap. 19, versets 1-18 et 27-32)
  • Psaume 50, confession d'un pécheur et prière confiante
  • Psaume 103, hymne à la miséricorde
  • Psaume 21, Supplication confiante d'un pécheur
  • Psaume 31, action de grâce d'un pécheur

 Nouveau Testament

  • La femme adultère, (Jean 8, 1 - 11
  • L'enfant prodigue, (Luc 15, 11-32)
  • Jésus mange avec les pécheurs (Matthieu 9, 10-13)
  • Zachée, (Luc 19, 2-10)

Le sacrement du Pardon et de la réconciliation

La démarche vers le pardon

 Pourquoi demander pardon à Dieu ?

Dans notre société d'aujourd'hui, et compte tenu de notre mentalité très individualiste, demander pardon à Dieu semble relever d'une pratique vieillote et inutile.

Car l'homme moderne ne se voit plus comme un pécheur, et, il exalte la liberté comme étant le fruit de son émancipation personnelle. Il ne se bat plus contre ses péchés au contraire, il pactise avec eux de manière à s'en accommoder le plus paisiblement possible.

" Je n'ai de compte à rendre à personne " entend-on souvent autour de nous.

Ou encore, "j'agis en fonction de ma conscience, et nul ne doit me dicter ma conduite".

Ces réflexions indiquent bien que le comportement imagé de nos premiers parents bibliques (Adam et Eve) est toujours le nôtre. Comme eux nous voulons notre libre agir, nous voulons définir nos propres règles, et ne pas avoir de compte à rendre et surtout pas à Dieu. Les Sages qui ont rédigé les récits de la Genèse étaient de fins observateurs de la psychologie humaine.

Mais le Christ est venu dans le monde pour éclairer tous les hommes. Et ceux qui deviennent Enfants de Dieu par le baptême, accueillent sa Parole.

Dès lors leur vocation essentielle est de ne pas altérer la relation d'amour et d'alliance que Dieu a contractée avec eux. Tout l'Evangile est une véhémente invitation à aimer !

Je vous donne un commandement nouveau, c'est de vous aimer les uns les uns comme je vous ai aimés”. (Jean 13, 34)

“A ceci on reconnaîtra que vous êtes mes disciples : si vous vous aimez les uns les autres.” (Jean 13, 35)

“Tu aimeras le Seigneur Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit et ton prochain comme toi-même”. (Luc 10, 27)

“J'aurai beau donner tous mes biens aux pauvres, si je n'ai pas l'amour je ne suis rien”. (Paul 1Co 13, 3)

Il faut bien admettre nous manquons constamment à ce commandement majeur, et qu'en conséquence nous portons offense à Celui qui nous donne son Nom : le Christ.

Pour être rétablis dans la grâce de Dieu nous devons donc demander pardon pour toutes nos fautes.

Demander pardon ne relève pas d'une prescription juridique qui s'imposerait à nous de l'extérieur. Demander pardon à Dieu relève de la Loi d'Amour inscrite au coeur de tout baptisé.

"Oui, je me lèverai et j'irai vers mon père"

Aller se confesser est une décision ferme et délibérée de vouloir retrouver l'amitié de Dieu.

La rencontre de Dieu dans la confession, n'a rien à voir avec le tribunal de nos Palais de Justice comme le dit si bien Sainte Thérèse :
“Oui je sais bien que toutes nos justices, n'ont devant ton regard pas la moindre valeur” [...]

En effet au lieu de subir la violence d'un juge impitoyable, on se découvre, dans le sacrement du pardon, invité à se remettre debout avec l'Ami retouvé.

Se reconnaître pécheur, c'est se reconnaître coupable, mais devant Dieu avec une infinie confiance car Dieu ne veut pas la mort du pécheur mais son retour à la vie. Son amour est plus fort que toutes nos ruptures. La réconciliation permet à chacun d'exercer sa liberté.

Le sacrement du Pardon

Sacrement de la pénitence ou sacrement de la réconciliation, ce sacrement est indissociablement un temps de reconnaissance du péché et de renaissance spirituelle pour les baptisés, car pardonner c'est redonner un avenir à celui qui n'en avait plus, ou ne le voyait plus.

La démarche de confesser son péché personnellement auprès d'un prêtre, permet une prise de conscience lucide devant Dieu et l'Eglise. Le prêtre invite alors à la conversion. La pénitence proposée au pécheur est à la fois un signe de réparation et une action de grâce pour le pardon reçu.

Au moment de l'absolution par le prêtre, le Christ descend au coeur de nos enfermements pour nous attirer à lui, car en assumant la Croix jusqu'au bout il qui s'est fait définitivement solidaire de nos solitudes pour nous amener vers son admirable résurrection.

C'est ainsi que le Christ se fait Sauveur des hommes aujourd'hui comme il y a deux mille ans.

Horaires des permanences de confession

Consulter la page des Horaires

Deux types de fautes

Il est d'usage de distinguer deux types de fautes :

  • celles qui sont ordinaires, (vénielles) c'est à dire liées à notre fragilité humaine ordinaire.
  • celles qui sont graves parce que proches de la mort spirituelle (crimes, atteinte à la vie, trahison, abandon volontaire de la foi  etc ...)
    Pour ces fautes graves l'aveu explicite est bien sûr nécessaire, pour être délivré du poids qu'elles exercent sur la conscience, et être rétabli dans la dignité d'enfant de Dieu.
Le retour de l'Enfant prodigue - Lionello Spada

Courage ! va te confesser

Cela fait combien de temps que tu n'y es pas allé ? Courage, va te confesser!

Ne perd pas une journée de plus, vas-y, et le prêtre sera bon" 

"Dans la célébration de ce sacrement, le prêtre ne représente pas seulement Dieu mais toute la communauté, qui se reconnaît dans la fragilité de chacun de ses membres et qui l'accompagne sur son chemin de conversion et de maturation humaine et chrétienne.

On peut dire : je ne me confesse qu'à Dieu. Oui, tu peux dire à Dieu « pardonne-moi » et lui dire tes péchés, mais nos péchés sont aussi contre nos frères, contre l'Église. C'est pour cela qu'il est nécessaire de demander pardon à l'Église, à nos frères, dans la personne du prêtre."

« Mais, Père, j'ai honte... ». La honte aussi est bonne, c'est sain d'avoir un peu honte, parce qu'avoir honte est salutaire. Dans mon pays, quand quelqu'un n'a pas honte, on dit qu'il est « sans vergogne », un « sin verguenza ». Mais la honte aussi nous fait du bien, parce qu'elle nous rend plus humbles et le prêtre reçoit cette confession avec amour et tendresse et il pardonne au nom de Dieu."

Au contraire, la confession à quelqu'un qui a reçu ce ministère fait du bien : "D'un point de vue humain aussi, pour se soulager, il est bon de parler avec son frère et de dire au prêtre ces choses qui pèsent tellement sur mon cœur. Et on sent qu'on s'épanche auprès de Dieu, auprès de l'Église, auprès de notre frère. N'ayez pas peur de la confession ! Quand on fait la queue pour se confesser, on sent tout cela, et la honte aussi, mais après quand la confession est terminée, on sort libre, grand, beau, pardonné, blanc, heureux. C'est cela qui est beau dans la confession !"

"C'est Jésus qui est là, et Jésus est meilleur que les prêtres, Jésus te reçoit avec beaucoup d'amour. Sois courageux et va te confesser !"

Le pape a conclu sur la joie de Dieu qui fait miséricorde, en disant que le sacrement de la confession, "c'est l'étreinte de l'infinie miséricorde du Père": "chaque fois que nous nous confessons, Dieu nous serre dans ses bras, Dieu fait la fête !"

EXAMEN DE CONSCIENCE SELON LES BÉATITUDES

D'après le Père Raniero Cantalamessa
Méditations sur les Béatitudes évangéliques

La meilleure façon de prendre ou sérieux les Béatitudes de l'Évangile est de s'en servir comme d'un miroir pour un examen de conscience vraiment « évangélique ».

Père Raniero Cantalamessa
Jésus proclame les béatitudes

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux ! »

Suis-je pauvre d'esprit, pauvre intérieurement, abandonné en tout à Dieu ?

Suis-je libre et détaché des biens terrestres ?

Que représente l'argent pour moi ?

Est-ce que je cherche à avoir un style de vie sobre et simple, comme il convient à ceux qui veulent témoigner de l'Évangile ?

Est-ce que je prends à cœur le problème de la pauvreté effroyable, non choisie, mais imposée à des millions de mes frères ?

« Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage ! »

Suis-je doux ? Il existe une violence en actes, mais également une violence en paroles et en pensée.

Est-ce que je domine la colère en moi et en dehors de moi ?

Suis-je gentil et aimable avec ceux qui me sont proches ?

« Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés ! »

Est-ce que je considère l'épreuve comme une disgrâce et un châtiment, à la manière des gens du monde, ou une opportunité pour ressembler au Christ ?

Quelles sont les raisons de ma tristesse : celles même de Dieu ou celles du monde ?

Est-ce que j'essaie de consoler les autres ou seulement de trouver la consolation pour moi ?

Est-ce que je sais garder, comme un secret entre Dieu et moi, mes contrariétés, sans en parler à droite et à gauche ?

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! »

Ai-je faim et soif de la sainteté ?

Est-ce que j'aspire à la sainteté ou me suis-je depuis longtemps résigné à la médiocrité et à la tiédeur ?

La faim matérielle de millions de personnes met-elle en question ma recherche de confort, mon style de vie ?

« Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! »

Suis-je miséricordieux ?

Devant l'erreur d'un frère, d'un proche, est-ce que je réagis par le jugement ou par la miséricorde ?

Jésus ressentait de la compassion pour les foules, et moi ?

N'ai-je pas été parfois le serviteur pardonné qui ne sait pas pardonner lui-même ? rendre compte du prix que Jésus a payé pour que j'en bénéficie ?

« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ! »

Suis-je pur de cœur ?

Pur dans mes intentions ?

Dis-je : oui, oui ; non, non, comme Jésus ?

Il y a une pureté du cœur, une pureté des lèvres, une pureté des yeux, une pureté du corps..

Est-ce que je veille à cultiver toutes ces puretés qui sont si nécessaires, particulièrement aux âmes consacrées ?

L'opposé le plus direct à la pureté du cœur est l'hypocrisie. Et moi, dans mes actions, à qui est-ce que je m'efforce de plaire : à Dieu ou aux hommes ?

« Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! »

Suis-je moi-même artisan de Paix ?

Est-ce que je fais la paix entre tous ?

Comment est-ce que je me comporte dans les conflits d'opinion, d'intérêt ?

Est-ce que je m'efforce de rapporter toujours et seulement le bien, les paroles positives en laissant tomber dans le vide le mal, les potins, tout ce qui peut semer la discorde ?

La paix de Dieu est-elle en mon cœur et sinon, pourquoi ?

« Heureux les persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux ! »

Suis-je prêt à souffrir un peu en silence pour l'Évangile ?

Comment est-ce que je réagis face aux choses fausses ou aux insultes que je reçois ?

Est-ce que je participe intimement aux souffrances de tant de frères qui souffrent vraiment pour leur foi, ou pour la justice sociale et la liberté ?

Cathédrale Saint-Pierre de Vannes

Ouverte tous les jours de 8h30 à 19h00 sans interruption.

Presbytère : 22 Rue des Chanoines
Tél : 02 97 47 10 88
Permanences d'accueil :
du lundi au vendredi (sauf l'été)
9h30 à 12h00 et de 14h30 à 17h30
Le samedi de 9h30 à 12h00

Diocèse de Vannes

site internet : http://www.vannes.catholique.fr

Maison du Diocèse
55 rue Monseigneur Tréhiou
CS 92241 – 56007 Vannes Cedex

Evéché : 14, rue de l’Evêché – CS 82003
56 001 VANNES Cedex

Autres paroisses de Vannes

Paroisse Saint-Patern
4 Place Sainte Catherine - 02 97 46 16 84

Paroisse Notre-Dame de Lourdes
50 rue de la Brise - 02 97 63 47 89

Paroisse Saint-Pie X
8 Rue Saint Pie X - 02 97 63 12 56

Paroisse Saint Vincent Ferrier
59 rue des Vénètes - 02 97 63 22 03

Paroisse Saint-Guen
28 rue Irène Joliot Curie - 02 97 47 24 26

Politique en matière de cookies

Ce site web utilise des cookies qui sont nécessaires à son fonctionnement et requis pour atteindre les objectifs illustrés dans la politique de confidentialité et de gestion des cookies. Nous ne faisons pas de publicité ni de tracking. En acceptant ceci OU en faisant défiler cette page OU en continuant à naviguer, vous acceptez notre politique de confidentialité.